Alain Marchand

Un autre dégât d'eau à Saint-Louis-de-France: des citoyens exaspérés

Le souper de Pâques a été à l'eau, c'est le cas de le dire, pour plusieurs Trifluviens du secteur Saint-Louis-de-France. Victimes de refoulements d'égout au début du mois d'avril, ces gens ont été replongés dans le même sinistre dimanche soir.
L'installation d'une pompe par la Ville de Trois-Rivières à l'angle des rues Caron et Saint-Alexis n'est pas venue à bout de ce nouveau refoulement d'égout. L'eau a jailli dans les sous-sols de plusieurs maisons, dont celle d'Alain Marchand.
«On était en train de souper et l'eau est revenue. Ça giclait à partir du drain de ma douche. À certains endroits, on a eu jusqu'à quatre pouces d'eau», raconte M. Marchand, qui s'est retrouvé à nettoyer son sous-sol au lieu de regarder comme prévu le match de hockey du Canadien de Montréal.
Le drain principal de la maison de M. Marchand est pourtant muni d'un clapet antiretour. La douche n'a pas été le seul chemin emprunté par l'eau pour envahir le sous-sol. Elle a pénétré par le solage.
«On ne sait pas s'il y a un engorgement dans le pluvial ou dans l'égout. Il y a un engorgement dans le système, mais on ne sait pas où. Je ne sais pas c'est quoi le problème, mais j'aimerais le savoir. Ça fait 36 ans que je demeure ici et avant, on avait eu de l'eau il y a six ans quand il y avait eu une tornade au mois d'août.»
Comme prévu par la Ville de Trois-Rivières, un technicien était sur place afin de s'assurer du bon fonctionnement de la pompe, raconte M. Marchand. Sa présence n'a pas empêché ce nouveau dégât d'eau en cette année généreuse en neige et en pluie.
Ce propriétaire n'avait pas encore amorcé ses travaux de réparation à la suite des refoulements survenus il y a une dizaine de jours, car il attend d'avoir l'accord de sa compagnie d'assurances.
«À force de réclamer, les assurances ne voudront plus rien savoir de nous. On est tout le temps sur le gros nerf. On se demande si l'eau va revenir dans la maison. Et on annonce de la pluie encore cette semaine», raconte M. Marchand, qui attend de voir ce que la Ville de Trois-Rivières va faire pour régler ce problème définitivement.
Les gens du secteur sont fatigués de cette situation et pourraient bien profiter de la séance du conseil de Trois-Rivières de mardi pour faire part de leurs doléances.