Un homme de 72 ans du secteur Grand-Mère devra purger trois ans de pénitencier pour avoir abusé sexuellement de sa fille et de sa petite-fille.

Trois ans de pénitencier pour avoir abusé sexuellement de sa fille et de sa petite-fille

Shawinigan — Un homme de 72 ans du secteur Grand-Mère devra purger trois ans de pénitencier pour avoir abusé sexuellement de sa fille et de sa petite-fille.

Cet individu, qu’on ne peut pas identifier pour protéger les victimes, a en effet commis des délits sexuels sur sa propre fille au début des années 80 alors qu’elle était âgée entre 8 et 14 ans et qu’il avait pour sa part une trentaine d’années. On parle ici d’attouchements sexuels, de masturbations qu’il exigeait d’elle et de cunnilingus. Dans le cadre d’un plaidoyer de culpabilité, il a reconnu l’avoir abusée pendant trois ans, soit de 1981 à 1983 sur une base hebdomadaire. La victime soutient de son côté que les agressions sexuelles ont commencé en 1979 pour se terminer en 1984.

À cette époque, il n’y a eu aucune dénonciation aux policiers. Tel que l’a expliqué la procureure de la Couronne, Me Émilie Goulet, un dévoilement a par contre été fait à la Direction de la protection de la jeunesse mais celle-ci n’a malheureusement pas préconisé un retrait du milieu familial. Les conséquences ont d’ailleurs été très importantes pour la victime. Outre un fort sentiment de culpabilité, elle a dû composer avec les réactions de sa famille et d’importants problèmes qui se sont manifestés sur un plan personnel. Elle a d’ailleurs fait une ou des fugues avant finalement de se retrouver dans une famille d’accueil.

Or, l’agresseur a récidivé en 2015 en s’en prenant cette fois-ci à sa petite-fille, qui est également la nièce de la première victime. Dans son cas, on rapporte un seul épisode d’attouchements sexuels. L’enfant de sept ans a immédiatement dévoilé les agissements de son grand-père, ce qui a incité la première victime à dénoncer elle aussi cet agresseur. Des plaintes ont ensuite été portées aux policiers et l’individu a été arrêté.

Il a par la suite plaidé coupable à des chefs d’attentat à la pudeur, d’agression sexuelle et de contacts sexuels. Au stade de la sentence, Me Goulet à la Couronne et Me Serge Milette à la défense ont soumis une suggestion commune au tribunal, soit les trois ans de pénitencier et plusieurs interdictions. Il s’agit selon eux d’une peine qui tient compte des facteurs aggravants comme l’abus de confiance, l’âge des victimes, la répétition des gestes et les séquelles mais également des facteurs atténuants comme l’absence d’antécédents judiciaires de l’agresseur et la thérapie pour délinquants sexuels qu’il a suivie sur une base volontaire après la dénonciation.

Comme cette suggestion n’était pas déraisonnable dans les circonstances, le juge Jacques Lacoursière l’a entérinée. Outre les trois ans de pénitencier, le septuagénaire sera inscrit au Registre des délinquants sexuels à vie. Et pendant sept ans, il lui sera interdit de se trouver en présence de jeunes de moins de 16 ans sauf s’il est accompagné d’un adulte responsable et informé de cette affaire. Il ne pourra pas non plus aller sur Internet à moins d’être en présence d’une personne également au courant de la situation.