Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu souhaite que les accusés des meurtres des trois jeunes personnes soient jugés devant un tribunal pour adultes.

Triple meurtre: Pierre-Hugues Boisvenu souhaite un procès devant le tribunal pour adultes

Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu se disait consterné mercredi par le terrible drame qui a frappé deux familles de la région de Trois-Rivières mardi. Celui dont la fille Julie a été assassinée par un récidiviste, souhaite que les deux accusés de 16 et 17 ans soient jugés devant le tribunal pour adultes.
Le sénateur conservateur affirmait qu'il était de tout coeur avec les familles des jeunes assassinées. Sachant ce qu'elles peuvent vivre, il désirait communiquer avec elles mercredi afin de leur offrir ses condoléances.
«Lorsqu'un proche est assassiné, on est complètement abasourdi. Notre confiance en la vie est totalement bouleversée. Les parents des victimes ne seront plus jamais pareils», a confié le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu en entrevue en conseillant aux familles des trois jeunes personnes assassinés d'aller chercher de l'aide.
«Les parents se retrouvent seuls après les funérailles, une fois que la visite est partie. Ils ne doivent pas rester isolés.»
Après le meurtre de sa fille en 2002, Pierre-Hugues Boisvenu a fondé l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues. Ce regroupement permet notamment à des familles endeuillées par le meurtre d'un proche de rencontrer d'autres familles de personnes assassinées.
«C'est important de rencontrer d'autres familles qui ont vécu de pareils drames», a souligné le sénateur. «Quand la vie d'un enfant est volée dans ces circonstances, la peine doit être partagée. Les blessures seront toujours vives, mais on apprend à apprivoiser sa peine.»
Le sénateur conservateur souhaite vivement que les deux jeunes présumés meurtriers subissent un procès devant un tribunal pour adultes. Il estime que les jeunes de 16 et 17 accusés auraient été pleinement conscients de leurs gestes.
«Ce ne sont pas des enfants de douze ans. Ils étaient conscients de ce qu'ils faisaient», a-t-il ajouté en soulignant que la justice doit être «exemplaire».
Pierre-Hugues Boisvenu rappelle que le projet de loi C-10 sur la sécurité des rues et des collectivités, projet de loi important à l'époque pour les conservateurs, a été adopté en 2012 en partie pour que soient jugés devant un tribunal pour adultes les jeunes de plus de 14 ans qui commettent des crimes graves.
«C'est dans un cas comme celui de Trois-Rivières que cette loi prend tout son sens.»