La directrice du programme d'ergothérapie de l'UQTR, Martine Brousseau, était présente en compagnie des vice-recteurs Sylvain Delisle et Gilles Charland.

Triple meurtre: l'UQTR et le CMI à l'écoute pour la suite

La direction de l'UQTR, où la plus âgée des deux soeurs étudiait dans le programme d'ergothérapie, a tenu à faire sentir sa présence lors de la cérémonie, jeudi. Accompagnée des vices-recteurs Sylvain Delisle et Gilles Charland, la directrice du programme d'ergothérapie, Martine Brousseau, a rappelé que plusieurs mesures étaient mises en place pour soutenir les étudiants dans cette épreuve.
«Demain (vendredi), les activités reprendront et tout le personnel sera sur place pour assurer le suivi auprès des étudiants. Il y a de la solidarité et beaucoup de souplesse», a-t-elle fait savoir.
Au cours des derniers jours, certains réaménagements ont été effectués pour permettre aux étudiants de prendre part aux diverses cérémonies tenues en l'honneur de leur collègue de classe, dont une levée de cours jeudi après-midi.
«On a été aussi très préoccupés par la reprise des cours, par le fait que les étudiants terminent une session intensive et s'en vont en stage bientôt. On a eu beaucoup de soutien de la part des ressources de l'université, on n'est vraiment pas laissés seuls dans tout ça. On a fait notre travail du mieux qu'on pouvait pour soutenir les étudiants et plusieurs nous ont dit qu'ils avaient beaucoup appris des événements des derniers jours. C'est encourageant pour nous», assure Mme Brousseau.
CMI
Du côté du Collège Marie-de-l'Incarnation, les cours avaient aussi été suspendus jeudi pour tout le niveau secondaire, pour permettre aux jeunes comme au personnel d'assister aux funérailles. Le directeur général Réjean Lemay entrevoit désormais l'avenir avec optimisme, même si les événements des derniers jours ne s'effaceront jamais de la mémoire des camarades de classe de la plus jeune victime.
«À partir de maintenant, le quotidien va se réinstaller, et le véritable deuil va commencer. Nous allons demeurer attentifs tout au long des prochains mois, car il y aura bien des moments qui rappelleront l'absence, comme la cérémonie de remise de la bague, le bal de finissants, l'album. L'onde de choc est peut-être passée, mais la tristesse demeure et il faut savoir partager ses émotions. Mais je sens les jeunes résilients, optimistes. Ils sont pas mal plus forts qu'on le soupçonne», commente-t-il.