L'un des deux adolescents accusés du triple meurtre de la rue Sicard à Trois-Rivières devrait plaider coupable aux accusations portées contre lui lundi.

Triple meurtre: les deux ados devront prendre position

C'est le 29 avril qu'on devrait en savoir un peu plus sur l'orientation des procédures judiciaires à venir dans la cause des deux adolescents accusés du triple meurtre de la rue Sicard.
En effet, les deux avocats de la défense, soit Me Jean-François Lauzon et Me David Guévin, ont fait savoir, mardi, qu'ils allaient à ce moment prendre position, ce qui signifie qu'ils devront faire leur choix sur le mode de procès désiré.
Les deux adolescents de 16 et 17 ans pourront choisir d'être jugés par un juge seul dans le cadre d'un procès, et ce, sans enquête préliminaire. Ils peuvent aussi choisir d'être jugés par un juge seul avec, cette fois-ci, la possibilité d'avoir une enquête préliminaire avant le procès et enfin, ils peuvent choisir d'être jugés par un juge et jury de 12 personnes.
S'ils choisissent un juge seul, le procès se tiendra au Tribunal de la jeunesse. S'ils devaient opter pour juge et jury, ce serait alors un juge de la Cour supérieure qui présidera la tribunal. Or, les règles de droit du Tribunal de la jeunesse seraient néanmoins appliquées.
Rappelons que ce n'est qu'à l'étape de la sentence, s'ils sont déclarés coupables, que les deux mineurs seront traités comme des adultes compte tenu de la requête en assujettissement déposée par la Couronne.
Notons aussi que si une défense de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux doit être invoquée dans cette affaire pour l'un ou l'autre des suspects, la demande pourrait être faite par leur avocat lors de leur retour en cour à la fin avril puisqu'ils sont toujours à l'étape de l'orientation.
Pour toutes ces raisons, la Couronne, représentée par Me Hippolite Brin, a d'ailleurs obtenu du juge Daniel Perreault que la présence des jeunes soit requise le 29 avril. Hier, tout comme la dernière fois d'ailleurs, un seul des deux suspects était présent, soit celui de 17 ans. L'autre était représenté en vertu d'une désignation d'avocat.
D'ici là, les deux jeunes demeurent détenus. En effet, les avocats de la défense n'ont pas encore annoncé leur intention de tenir une enquête sur remise en liberté. Il est vrai que la communication de la preuve est en train de se terminer. Les avocats peuvent toujours se prévaloir de ce droit ultérieurement. Toutefois, ils ont précisé qu'il n'y aura pas d'enquête sur détention le 29 avril, celle-ci ayant été fixée pour la forme.
Par ailleurs, même si des mesures de sécurité supplémentaires avaient encore une fois été déployées pour pouvoir accéder à la salle d'audiences mardi après-midi, beaucoup moins de personnes s'étaient déplacées que le 25 février dernier. On comptait surtout dans la salle des membres des familles et des journalistes.
Rappelons que les deux adolescents de 16 et 17 ans font face à six chefs d'accusation, soit trois de meurtre prémédité et trois de complot pour meurtre. En plus des trois victimes, ils auraient comploté pour tuer la mère des deux soeurs ainsi que des policiers.