Les funérailles des victimes du triple meurtre seront célébrées jeudi à la cathédrale de Trois-Rivières.

Triple meurtre: des funérailles communes pour les victimes

Les jeunes victimes du triple meurtre commis il y a exactement une semaine à Trois-Rivières auront des funérailles communes. Elles seront célébrées jeudi à la cathédrale de Trois-Rivières.
<p>La directrice du Département d'ergothérapie de l'UQTR, Martine Brousseau. </p>
Les parents et amis sont aussi invités à se présenter au centre funéraire Rousseau, mercredi, de 12 h à 17 h et de 19 h à 22 h, ainsi que jeudi, de 9 h à 12 h 30.
Par ailleurs, la communauté de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a encore une fois lundi démontré la solidarité dont elle fait preuve depuis ce crime. Près de 450 personnes étaient réunies lundi après-midi lors d'une liturgie de la parole à la mémoire de l'étudiante en ergothérapie de 22 ans dont la vie s'est terminée bien trop tôt.
Les cours de l'UQTR ont d'ailleurs été suspendus lundi après-midi afin de permettre aux étudiants et membres du personnel de se recueillir pour pleurer la perte d'une amie, d'une camarade de classe, d'une étudiante.
Cette liturgie de la parole a été célébrée en privé par l'aumônier de l'UQTR à la demande de l'Association générale étudiante (AGE). Les médias n'étaient pas admis lors de cette cérémonie. Les étudiants souhaitaient vivre leur deuil à l'abri des caméras. «C'est une cérémonie de recueillement qui permet de rendre hommage à l'étudiante décédée», a souligné quelques minutes avant la cérémonie la directrice du Département d'ergothérapie, Martine Brousseau.
«On essaie de remettre la session et les cours sur les rails. Cette cérémonie permet aux étudiants et aux membres de la communauté universitaire de se recueillir», ajoute Mme Brousseau qui précise que la vie doit reprendre son cours sur le campus.
Lundi, les étudiants ont pris une dernière pause ensemble afin de mieux reprendre les études mardi. «Les cours vont se donner normalement cette semaine en ergothérapie. Des spécialistes sur le deuil nous suggèrent qu'une fois que le choc est passé de se remettre en action. Cela aide beaucoup. Les gestes du quotidien permettent de retrouver son énergie... tranquillement.»
Le triple meurtre de la rue Sicard a énormément ébranlé les étudiants du programme d'ergothérapie mais aussi l'ensemble de la communauté universitaire trifluvienne. Les étudiants des autres programmes ainsi que le personnel ont été très secoués par les tristes événements.
«Cette cérémonie est très importante. Se retrouver tous ensemble marque un moment de solidarité», avoue Martine Brousseau. «Ça permet de passer à une autre étape.»
Tous les étudiants et professeurs des quatorze programmes d'ergothérapie du Canada se sont sentis vivement interpellés par le triple meurtre. La directrice du département de l'UQTR a reçu des messages de condoléances de plusieurs universités. Elle avoue que cette solidarité a ému l'ensemble des personnes du département. «Les étudiants de toutes les cohortes ont été très touchés de voir que les gens à travers le Canada pouvaient penser à nous et nous offrir leur soutien. Cela a fait chaud au coeur des étudiants.»
Dès que la triste nouvelle de la mort d'une étudiante de l'UQTR, de sa jeune soeur et de son ami de coeur s'est répandue, les professeurs du programme d'ergothérapie étaient disponibles pour les étudiants.
Du soutien psychologique a aussi été mis en place pour les aider à surmonter cette difficile épreuve. Ce service est d'ailleurs toujours disponible à l'UQTR et le sera tant que des étudiants en auront besoin.
Les professeurs ont par contre été aux premières lignes pour aider les étudiants endeuillés. «Les enseignants ont vécu le drame de la même façon que les étudiants», souligne Mme Brousseau.
«Pour les professeurs aussi c'est un choc. Nous sommes contents d'offrir notre soutien, mais c'est quand même bouleversant. Dans notre programme, les cohortes sont petites. On connaît tous les étudiants personnellement», ajoute Martine Brousseau en précisant que le soutien psychologique offert aux professeurs a permis d'absorber le choc.
Avec la collaboration de Marie-Eve Lafontaine