La CNESST a dévoilé les conclusions de son enquête.

Travailleur écrasé mortellement à Parent: la CNESST dévoile les conclusions de son enquête

La Tuque — La CNESST a fait connaître les conclusions de son enquête sur l’accident du travail ayant coûté la vie à Raphaël Paré-Marceau, journalier pour Entreprise RSLB inc. en avril dernier à La Tuque, dans le secteur Parent.

On apprend dans le rapport que le jour de l’accident, le 25 avril 2019, Raphaël Paré-Marceau se trouvait au garage de l’entreprise et s’affairait à l’entretien d’une fourche combinée (pince servant à la manipulation de billots de bois).

«Pour ce faire, il a détaché plusieurs composants de la fourche, pour ensuite monter dans la cabine de la chargeuse sur roues pour la désaccoupler. M. Paré-Marceau s’est alors placé entre la fourche et la chargeuse sur roues pour poursuivre les tâches de retrait des vérins (cylindres dans lesquels glissent un piston et la tige qui y est jointe, sous l’action d’une pression hydraulique). Pendant cette opération, la fourche s’est renversée contre la chargeuse sur roues et a écrasé mortellement le travailleur. Les secours ont été appelés sur les lieux et le décès de M. Paré‑Marceau a été constaté», peut-on lire.

La CNESST a retenu deux causes pour expliquer l’accident qui a ébranlé la communauté de Parent au printemps dernier. On souligne d’abord que la fourche combinée s’est renversée sur le travailleur et l’a écrasé mortellement et que la méthode utilisée lors du retrait des vérins hydrauliques était dangereuse.

On voit l’illustration de la position du travailleur au moment de l’accident.

«Elle a amené le travailleur à se placer dans la zone dangereuse de renversement de la fourche combinée.»

À la suite de l’accident, la CNESST a interdit à l’employeur, Entreprise RSLB inc., tous travaux d’inspection, d’entretien, de maintenance et de réparation exigeant qu’un travailleur se trouve dans une zone dangereuse d’une machine.

De plus, la CNESST a apposé un scellé sur la fourche combinée interdisant l’utilisant de cette dernière. L’interdiction est toujours en vigueur.

La CNESST rappelle que pour éviter un tel accident, il existe des solutions. L’employeur doit donc notamment «s’assurer d’élaborer et de faire appliquer une méthode de travail sécuritaire prévoyant la stabilisation de la fourche et permettant aux travailleurs d’effectuer la maintenance en demeurant à l’extérieur des zones dangereuses». Il doit également informer adéquatement les travailleurs sur les risques liés au travail qui leur est confié et leur assurer la formation et la supervision appropriées afin qu’ils puissent l’accomplir de façon sécuritaire.

La CNESST transmettra les conclusions de son enquête aux associations sectorielles paritaires et aux gestionnaires de mutuelles de prévention afin que leurs membres en soient informés. Le rapport d’enquête sera également diffusé dans les établissements de formation offrant le programme d’études Mécanique d’engins de chantier et Mécanique de véhicules lourds routiers afin de sensibiliser les futurs travailleurs.