Un rayon de 300 mètres a été délimité autour du véhicule de M. Arbour. Des recherches intensives ont été faites lundi et mardi toute la journée.

Toujours introuvable

SAINT-JEAN-DES-PILES — Mardi matin, les cris d’appel des membres de la famille de Jacques Arbour retentissaient aux abords de la forêt où son véhicule a été retrouvé lundi midi, rappelant l’ampleur du drame.
Jacques Arbour, 62 ans, manque à l’appel depuis dimanche matin.

Les enfants de Jacques Arbour et leur conjoint, ses frères et sa soeur ont ratissé les lieux en compagnie des policiers déployés sur place et des bénévoles formés. Mardi, à 11h, les policiers ont autorisé les membres de la famille proche de M. Arbour à prendre part aux recherches. Sans nourriture, sans eau et avec une faible connaissance du site, les membres de sa famille sont partis à sa recherche. «Qui ne ferait pas pareil?», a lancé un membre de sa famille.

Vers 12h30, des cris perçants ont fendu l’atmosphère, mais ce n’était qu’une fausse alerte.  Les recherches en forêt étaient difficiles, le temps chaud, l’humidité et la densité de la forêt ont rendu la tâche complexe pour tous les gens présents sur le site.

Un lieu isolé

Le lieu où a été retrouvé la voiture de l’homme disparu est situé à environ quatre kilomètres de la municipalité de Saint-Jean-des-Piles. Un rayon de 300 mètres a été délimité autour du véhicule de M. Arbour. Des recherches intensives ont été faites lundi et mardi toute la journée. Au total, une douzaine de policiers, deux enquêteurs et plus d’une cinquantaine de bénévoles formés en recherches ont participé activement à la battue en compagnie des membres de la famille de M. Arbour.

Pourquoi le véhicule de Jacques Arbour s’est-il retrouvé sur cette route isolée, à 20 km de son lieu de travail où il aurait normalement dû se rendre? Sa famille aurait bien aimé savoir. «Une expertise a été effectuée sur le véhicule de M. Arbour. La voiture ne présentait aucune trace d’effraction et aucune marque de violence. Nous n’avons pas trouvé de sang», a précisé le sergent Luc Mongrain, porte-parole du Service de police de Trois-Rivières. 

Il ajoute que le seul lien qui relie M. Arbour à ce lieu remonte à plusieurs années.  «Selon les informations que nous avons, Jacques Arbour et sa famille venaient dans ce secteur pour y cueillir des petits fruits il y a une trentaine d’années. C’est le seul lien que nous avons pour le moment», souligne M. Mongrain. Sa famille se demande bien ce que Jacques Arbour aurait bien pu venir faire là-bas.

Des questions sans réponse

Pour les membres de sa famille, il y a autant de questions que d’hypothèses qui traversent leurs pensées. Selon les premières informations, l’homme serait en bonne santé et aux dires de son entourage, il ne semblait pas dépressif. C’est sa conjointe qui a signalé sa disparition aux policiers dimanche soir. Jacques Arbour a quitté le camping La Rochelle dimanche matin vers 6h30 pour se rendre à son travail au Super C de Shawinigan. Il y travaillait d’ailleurs depuis plus d’une dizaine d’années.

Ce dernier ne s’est jamais présenté au travail, ce qui a inquiété ses collègues. Selon les dernières informations, Jacques Arbour se serait même arrêté chez lui pour se faire la barbe et nourrir ses chats. Pour une raison encore inconnue, son véhicule, une Toyota Yaris rouge a été retrouvée aux abords de la forêt, à quelques mètres du chemin du Parc national.  

Le temps: un ennemi

Cela fait maintenant plus de deux jours que l’homme est porté disparu. «Plus le temps passe, plus toutes les hypothèses sont envisagées. Les recherches sont difficiles en raison de la densité de la forêt. La pluie a fait descendre les odeurs, ce qui rend le travail du maître-chien plus ardu», souligne M. Mongrain. 

Des recherches informatisées

«Les recherches effectuées par les équipes sur le terrain sont toutes colligées dans un système GPS informatique en fin de journée. Ce qui permet aux policiers de s’assurer que tous les secteurs visés ont été ratissés», explique M. Mongrain. Il souligne cependant que si la personne disparue se déplace, il se peut qu’une zone soit de nouveau fouillée.

Renfort aérien

Vers 16h mardi, l’hélicoptère de la Sûreté du Québec a été appelé en renfort afin de survoler une clairière et les environs. «Nous avons attendu mardi en fin de journée pour utiliser l’hélicoptère, car la forêt est très dense et elle ne nous aurait pas été utile pour cette étape. Maintenant, nous avons besoin de voir les zones qui sont plus dégagées», relate M. Mongrain.

Il ajoute que des résidents du secteur pourraient posséder des caméras de surveillance et les enquêteurs sont actuellement en train de valider le tout. Les collègues de M. Arbour au Super C ont également été rencontrés afin d’en apprendre davantage sur lui. «Nos enquêteurs travaillent très fort. Nous ne négligeons aucun détail», termine M. Mongrain. Normalement, les recherches devraient reprendre mercredi matin.  

Toute personne pouvant fournir de l’information permettant de retrouver Jacques Arbour peut contacter le service de police au 819 691-2929.