Âgé de trois ans, le petit Thomas Livernoche a péri dans la nuit du 1er au 2 janvier dernier lors de l’incendie de la résidence de ses parents sur la rue Massicotte dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

Thomas Livernoche tué par la fumée de l’incendie

Trois-Rivières — Le petit Thomas Livernoche, trois ans, décédé dans l’incendie de sa maison au début de janvier 2018, est bel et bien mort à la suite de l’inhalation de fumée secondaire.

Dans son rapport qui vient d’être rendu public, le coroner Steeve Poisson conclut à un décès accidentel. Aucune recommandation n’est émise mais son analyse révèle que le détecteur de fumée du rez-de-chaussée n’avait pas de piles. Quant aux détecteurs de l’étage et du sous-sol, ils n’ont pas été retrouvés.

Rappelons que le bambin avait péri dans la nuit du 1er et 2 janvier après qu’un incendie se soit déclaré dans la maison de ses parents, située sur la rue Massicotte dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Le feu avait commencé vers 00 h 30. L’enfant dormait à l’étage avec sa mère lorsque celle-ci s’était réveillée à cause de la fumée. Elle avait crié à son conjoint qui dormait au rez-de-chaussée. Ce dernier était monté à l’étage pour les retrouver mais ils n’avaient jamais pu redescendre car les flammes s’étaient répandues dans l’escalier.

Voyant leur vie menacée, le père s’était élancé tête première dans une fenêtre, tel un bélier, précise le coroner. La vitre s’était brisée et il s’était retrouvé sur le toit du portique duquel il était tombé au sol. Sa conjointe avait tenté de sortir par la fenêtre avec le petit Thomas dans ses bras mais sans succès parce que l’ouverture était trop petite. Elle était donc sortie en pensant aussitôt récupérer son fils resté de l’autre côté de la fenêtre mais elle était tombée au sol elle aussi, sans avoir réussi à l’attraper. Les parents avaient tout fait pour essayer de retourner dans la maison mais l’incendie était trop intense.

À leur arrivée vers 00 h 45, les pompiers avaient eux aussi tenté le sauvetage de l’enfant mais en vain.

Thomas avait été retrouvé sans vie à environ deux pieds de la fenêtre. Tout indique qu’il était éveillé au moment où ses parents, l’un après l’autre, étaient tombés du toit. Son décès avait été constaté à 1 h 15. Notons que le père avait pour sa part été blessé au visage et que la mère avait subi des brûlures aux mains. Ils avaient tous les deux dû être hospitalisés pour leurs blessures mais aussi un violent choc nerveux.

L’enquête a révélé que le feu avait pris naissance dans la salle de lavage, qui se trouvait à l’étage, juste en haut des marches. Dans le rapport, on peut lire que le père se souvient s’être lavé et s’être allumé une cigarette qu’il aurait posée sur la laveuse pendant qu’il s’essuyait. Il ne se souvient pas d’avoir repris la cigarette. Le feu semble s’être nourri des vêtements et serviettes autour de la laveuse.

Le coroner confirme que «la cause de l’incendie est un article de fumeur oublié dans le secteur où des vêtements/serviettes se trouvaient. Il s’agit d’un incendie d’origine accidentelle. La présence de détecteurs de fumée qui n’étaient pas en état de fonctionnement a aussi eu un impact sur cette fin tragique», a-t-il écrit.

Ce drame avait grandement bouleversé la famille du petit mais aussi toute la population. Une campagne de sociofinancement visant à aider les parents à traverser tant bien que mal cette terrible épreuve avait d’ailleurs permis d’amasser plus de 18 000 $ alors que l’objectif initial était de 10 000 $.