Les obsèques de Thomas Livernoche-Massicotte ont pris fin avec une envolée de ballons blancs dans le ciel du secteur Cap-de-la-Madeleine.

«Thomas était une boule d’amour»

Trois-Rivières — Thomas Livernoche-Massicotte, cet enfant de trois ans qui a péri dans l’incendie de sa demeure du secteur Cap-de-la-Madeleine au début du mois de janvier, a été conduit à son dernier repos, vendredi.

L’église Saint-Lazare regroupait plus de 110 personnes venues témoigner leur affection et leur soutien aux parents du bambin, mais aussi à sa soeur et aux grands-parents. Par un matin froid d’hiver qui rappelait quelque peu la nuit durant laquelle l’enfant a perdu la vie, ces personnes sont venues rendre un dernier hommage à un être qui est parti trop vite, selon les mots prononcés par l’abbé Claude Lapointe.

Le célébrant des funérailles a rencontré les parents afin de se préparer à cette cérémonie. L’abbé Lapointe a rappelé aux gens combien Thomas était un petit garçon plein de vie. Du même souffle, il a bien humblement admis être profondément touché par le drame.

«Pourquoi il est parti si tôt? Je ne suis pas sûr d’avoir la réponse», a déclaré l’abbé Lapointe, à quelques pas du cercueil près duquel une petite guitare et une peluche de la Pat’Patrouille (une populaire émission de télé pour enfants) avaient été déposées.

Lors de discussions menées avec les parents, ceux-ci ont raconté que Thomas avait souvent exprimé son affection envers eux durant les dernières semaines. Selon l’abbé, il y a quelque chose à garder bien vivant de cette situation, d’autant plus que Thomas a réussi à faire découvrir de belles choses à toutes les personnes qui l’entouraient.

«Ce qui fait la grandeur d’une vie, c’est l’amour qu’on a à l’intérieur et qu’on donne. Et Thomas était une boule d’amour. Quand il y a de l’amour, rien ne peut nous séparer, même pas la mort», a ajouté le célébrant.

Durant une courte discussion avec Le Nouvelliste, l’abbé Lapointe a indiqué avoir baptisé Thomas Livernoche-Massicotte. Il a senti la confiance des parents envers lui pour cette étape.

«Ils avaient apprécié le baptême et m’ont demandé pour les funérailles. Je ne me voyais pas autrement que d’accepter et de faire un petit bout de chemin avec eux. S’ils ont besoin de jaser, je serai là, présent, à l’écoute. C’est une tempête dans leur vie.»

Le célébrant a aussi insisté sur la solidarité démontrée par de nombreuses personnes à l’égard de cette famille frappée par le malheur. On se rappellera qu’une campagne de sociofinancement lancée le lendemain du drame a permis d’amasser plus de 18 000 $. Des entreprises ont aussi aidé cette famille peu argentée en fournissant des biens et des services.

C’est notamment le cas du complexe funéraire J.D. Garneau. Son directeur, Ronny Bourgeois, a d’ailleurs pris quelques instants à la fin de la cérémonie pour remercier toutes les personnes ayant contribué à cette vague de solidarité faisant en sorte que les obsèques ont pu être offertes à coûts presque nuls.

«On est une communauté tissée serrée, a dit M. Bourgeois en s’adressant aux gens. Et je pense que vous pouvez en être fiers.»

Le violent incendie qui a entraîné dans la mort Thomas Livernoche-Massicotte a éclaté dans la nuit du 1er au 2 janvier. Ses parents ont tout tenté pour le sortir de la maison, mais n’ont pu y parvenir en raison de l’intensité des flammes.