Terminaux trafiqués: quatre arrestations

La vigilance du personnel d'un restaurant de Shawinigan a permis à la Sûreté du Québec de mettre la main au collet de quatre personnes qui auraient tenté de trafiquer des terminaux servant au paiement par cartes de crédit et de débit pour ensuite faire du clonage de cartes. Ces individus devront d'ailleurs faire face à des accusations de vol et de fraude.
Trois hommes et une femme, âgés de 18 à 20 ans, ont été interceptés près du boulevard Royal le 17 janvier. Ces individus de Montréal tentaient de prendre la fuite après que leur manège eut été découvert par les employés de ce commerce de restauration rapide.
«Le stratagème est de voler des terminaux pour les réinstaller, sans que les employés s'en rendent compte, pour pouvoir enregistrer les données. Les suspects ont dérobé deux terminaux dans deux restaurants. Les personnes auraient volé un premier terminal, dans un premier restaurant de la même chaîne, pour le réinstaller dans un deuxième. Mais les employés s'en sont rendu compte. Ils ont appelé les policiers, ils ont donné une bonne description des individus et on les a localisés près du deuxième restaurant», raconte le sergent Hugo Fournier, porte-parole de la Sûreté du Québec.
Selon M. Fournier, les deux restaurants sont les seuls commerces qui auraient été ciblés par les présumés criminels. Ceux-ci sont connus des milieux policiers pour des actes de même nature.
«En modifiant un tpv (un terminal de point de vente), ils veulent avoir les données internes et le NIP (numéro d'identification personnelle). Ensuite, ils clonent une carte et font des achats avec cette carte, car ils ont le numéro de compte et le NIP. Mais ça n'a pas marché, car ils ont été arrêtés en tentant de réinstaller le premier tpv volé», explique le sergent Fournier, en invitant les commerçants à s'assurer de l'intégrité de leur terminal et à sensibiliser leurs employés à ce genre de crime.
Les quatre personnes ont été interrogées par la police, puis relâchées sous promesse de comparaître. Elles défileront devant le juge au palais de justice de Shawinigan le 31 mars.
Les quatre prévenus doivent se soumettre à certaines conditions, dont celle ne pas entrer en contact entre eux.