On voit ici Patrice Blais-Lacoursière lors de son arrivée au palais de justice de Trois-Rivières en 2009 en lien avec une mort suspecte sur la rue Sainte-Marguerite.

Tentative de meurtre sur sa mère: Blais-Lacoursière apte à subir un procès

Trois-Rivières — Patrice Blais-Lacoursière, cet homme arrêté la semaine passée pour avoir tenté de tuer sa mère, a finalement été déclaré apte à subir un procès.

C’est du moins ce que révèle l’évaluation psychiatrique effectuée au cours des derniers jours. Son avocat, Me Pierre Spain, a demandé à reporter le dossier au 1er mai. D’ici là, le prévenu devra demeurer détenu puisqu’il y a eu objection à sa remise en liberté.

Rappelons que les événements qui lui sont reprochés sont survenus le 3 avril dernier dans un logement de la rue Jutras à Trois-Rivières. Patrice Blais-Lacoursière aurait roué de coups sa mère, âgée dans la soixantaine, avec un bâton de bois, possiblement la patte d’une table ou d’une chaise.

À l’arrivée des policiers, la victime avait réussi à fuir les lieux. Elle a été rapidement localisée et conduite à l’hôpital pour des blessures sérieuses. Le suspect se trouvait pour sa part à l’extérieur avec un objet contondant dans les mains. Il était en crise et fortement intoxiqué.

Il a été accusé de tentative de meurtre et de séquestration contre sa mère, de méfait pour avoir défoncé la porte du domicile de sa mère et de quelques bris de probation. Il lui était notamment interdit d’importuner sa mère et de consommer des stupéfiants. Il doit aussi répondre à des accusations de voies de fait et de menaces contre deux autres individus, dont sa sœur.

Il y a quelques années, il avait déjà enfermé sa mère dans un réfrigérateur. Il avait notamment enlevé les grilles se trouvant à l’intérieur du réfrigérateur afin d’y enfermer sa mère. Il avait ensuite fait basculer le frigo vers l’avant, de façon à bloquer la porte. La dame était restée coincée pendant de longues minutes avant que son conjoint la sorte de l’appareil.

Le 25 mars 2009, il avait été impliqué dans une bagarre qui avait coûté la vie à un homme de 47 ans dans un logement de la rue Sainte-Marguerite, à Trois-Rivières, ce qui lui avait valu 42 mois de prison pour voies de fait graves.