Steeve Claing Forget

Tentative de meurtre sur sa conjointe: Steeve Claing Forget reste détenu

Trois-Rivières — Steeve Claing Forget, cet individu de 34 ans accusé de tentative de meurtre sur sa conjointe, a échoué dans sa tentative de retrouver sa liberté. Il demeurera détenu pour la suite des procédures.

Dans une décision étoffée prononcée vendredi matin, le juge Jacques Trudel a indiqué que la preuve présentée lors de l’enquête sur détention pouvait soulever des craintes pour la sécurité de la présumée victime et de ses enfants. Il a donc tranché en faveur de la détention de l’accusé.

On se souviendra que Claing Forget a été arrêté le 20 novembre dernier par la Sûreté du Québec, alors qu’il s’est rendu de lui-même au poste de police. Une plainte avait été déposée contre lui la veille, pour des événements qui se seraient déroulés dans le logement du couple à Louiseville le 15 novembre dernier.

Une ordonnance de non-publication nous empêche toutefois de révéler ces éléments de preuve. L’homme fait face à des accusations de tentative de meurtre, de voies de fait graves, de voies de fait avec lésion, de harcèlement et de menaces de mort à l’endroit de sa conjointe. 

Selon les règles applicables pour de telles accusations, il appartenait à la poursuite de faire la preuve que la détention de l’homme était nécessaire pour le reste des procédures. La décision, a indiqué le juge, devait être rendue en fonction que la protection du public, et plus spécialement de la victime alléguée, soit assurée, de même que de ne pas miner la confiance du public envers le système de justice.

Or, le juge Trudel a estimé que compte tenu de l’état psychologique fragile de l’accusé tel que démontré dans la preuve, il se devait de garder l’homme en détention pour la sécurité de la victime, de ses enfants mais aussi pour sa propre sécurité. Il a noté que les parents de Claing Forget s’étaient engagés à le recevoir chez eux et à s’occuper de lui s’il devait être remis en liberté, un témoignage qu’il a qualifié d’émouvant et sincère, mais qui ne suffisait pas à offrir assez de garanties au tribunal. 

Claing Forget restera donc derrière les barreaux le temps des procédures. Il lui est en outre interdit d’entrer en communication avec la présumée victime. Il ne peut pas non plus entrer en contact avec les enfants, à moins d’une décision d’un tribunal ou de la DPJ le lui permettant.

Son avocat, Me Matthieu Poliquin, a demandé à ce que l’enquête préliminaire de son client se tienne rapidement. Les parties ont convenu de se revoir le 30 janvier pour cette étape.