Sylvain Bourassa devra désormais résider à La Tuque plutôt qu'à son domicile de Trois-Rivières pendant la durée des procédures judiciaires.

Sylvain Bourassa devra rester à La Tuque

On en sait maintenant un peu plus sur les conditions de remise en liberté qui ont été imposées à Sylvain Bourassa, qui était jusqu'à mercredi directeur de l'information de TVA Trois-Rivières.
Bourassa, 46 ans, est accusé de leurre informatique sur une personne d'âge mineur et d'avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite à un mineur. L'homme qui a été arrêté à Trois-Rivières a comparu au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce mercredi après-midi.
Sylvain Bourassa, qui doit revenir en cour le 16 juin prochain pour la suite des procédures, a pu retrouver sa liberté sous de nombreuses conditions. Celui qui a une résidence à Trois-Rivières doit désormais habiter à La Tuque, où se trouvent ses parents, et il lui est interdit de changer d'adresse sans en aviser le tribunal. 
Bourassa, dont la présumée victime est âgée de 15 ans, ne doit pas entrer en contact avec elle ni avec cinq autres personnes également d'âge mineur. Il ne peut non plus se trouver dans un rayon de 200 mètres de la résidence de sa présumée victime, de même que d'une résidence de Saint-Joseph-de-Beauce et n'a pas non plus le droit de se trouver au Camping Belle-Vue de Sainte-Croix-de-Lotbinière.
Par ailleurs, outre ses propres enfants, il ne peut avoir de contact avec aucune personne d'âge mineur, ni se trouver dans des parcs, piscines, terrains de jeux et cours d'école sauf en présence d'un adulte au courant des accusations qui pèsent contre lui. 
Finalement, il ne peut posséder d'ordinateur ni d'équipement lui permettant d'avoir accès à Internet, ne doit pas posséder d'abonnement à un fournisseur Internet et ne peut résider dans un endroit où se trouve un ordinateur. Il doit finalement garder la paix, avoir une bonne conduite et ne peut se chercher d'emploi ou occuper un emploi où il pourrait se trouver en présence de personnes de moins de 16 ans.
Selon l'enquête menée par le Service des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec, il aurait tenté d'entrer en contact avec la présumée victime d'âge mineur par l'entremise des médias sociaux. Les gestes reprochés auraient été posés entre le 21 juin 2016 et présentement. D'ailleurs, l'enquête n'étant pas terminée, la Sûreté du Québec n'exclut pas que d'autres accusations puissent être portées dans cette affaire.
Arrêté à son domicile mercredi, Sylvain Bourassa fait face à deux accusations qui concernent la même présumée victime. Une perquisition a également eu lieu à son domicile ainsi qu'aux bureaux de la ministre Julie Boulet où, durant deux mois cet hiver, il occupait la fonction d'attaché de presse avant de revenir à ses fonctions de directeur de l'information à TVA Trois-Rivières le 27 mars dernier. Ces deux saisies concernaient principalement du matériel informatique.
Mercredi, la ministre Julie Boulet se disait sous le choc d'apprendre cette nouvelle, et qu'elle n'avait jamais eu connaissance de quoi que ce soit durant la courte période où M. Bourassa a occupé ses fonctions d'attaché de presse.
Dès l'annonce de sa mise en accusation, la direction de TVA a annoncé que Sylvain Bourassa était suspendu sans solde durant les procédures judiciaires. Jeudi matin, le profil Facebook de l'accusé était toujours actif. Il a cependant été désactivé au courant de la journée.
Bourassa a retenu les services de l'avocat Simon Ricard de Trois-Rivières pour le représenter durant les procédures. Jeudi après-midi, Me Ricard indiquait n'avoir aucun commentaire à faire, étant donné qu'il n'avait pas encore eu l'occasion de prendre connaissance de la preuve dans ce dossier.  Avec la collaboration de Nancy Massicotte