Sylvain Boily écope 40 mois de prison

TROIS-RIVIÈRES — Un multirécidiviste en matière de vols, Sylvain Boily, a été condamné à une peine de 40 mois de prison pour une série de vols commis principalement dans des véhicules entre juillet et octobre 2017 à Trois-Rivières.

Plus tôt cette semaine, l’individu de 51 ans a en effet plaidé coupable à la majorité des quelque 40 accusations portées contre lui. Outre la possession d’outils de cambriolage, il s’est notamment livré à du recel, à des voies de fait contre deux individus en les menaçant avec une masse et à des introductions par effraction dans deux remises et une maison appartenant à une personne décédée. Mais surtout, il a sillonné les rues de Trois-Rivières pour commettre des vols dans des véhicules et du même coup, des méfaits. Son modus operandi consistait à ouvrir des portières non verrouillées ou à briser des vitres afin de mettre la main sur différents items laissés dans les véhicules. Parmi les objets dérobés, on compte surtout des appareils électroniques comme une radio d’auto, des GPS, des clés USB et des tablettes, mais aussi des outils, de l’argent, une trousse de premiers soins, des vêtements, des portefeuilles, des bijoux, des lunettes et... un ballon de volley-ball.

Tel que l’a expliqué Me Catherine Lacoursière, procureure de la Couronne, le montant total des pertes pour les quelque 36 plaignants est de 22 767 $. La valeur des items retrouvés est de 1380 $. À cela, il faut ajouter les dommages causés aux véhicules qui se situenr à 6830 $.

Pris individuellement, les vols ne sont pas d’une grande valeur mais les conséquences pour les victimes sont néanmoins importantes. Les plaignants ont indiqué qu’ils s’étaient sentis envahis et violés dans leur intimité. Ils ont vécu du stress, souffert d’insomnie, ont dû débourser de l’argent et prendre des journées de congé pour régler les problèmes causés par les vols et les dommages causés aux voitures, sans compter toutes les démarches à faire pour récupérer des papiers et des cartes volés.

Me Lacoursière a aussi rappelé au juge que Boily comptait de nombreux antécédents judiciaires qui lui ont valu plusieurs peines de prison dont des séjours au pénitencier. Son parcours criminel date de 1987 et n’a jamais vraiment cessé.

L’avocat de Boily, Me Jean-Sébastien Gladu, a pour sa part précisé que son client était un consommateur de speeds dont le comportement pouvait se désorganiser.

Les deux avocats ont suggéré au juge Jacques Trudel qu’une peine de 40 mois soit imposée, moins la détention préventive de 28 mois et demi, pour un total de 11 mois et demi à purger à partir de maintenant. Une suggestion qui a été entérinée par le juge, d’autant plus qu’elle faisait suite à une conférence de facilitation. Boily sera ensuite soumis à une probation pendant trois ans.

Boily avait été arrêté par la police dans la nuit du 6 au 7 octobre 2017 dans le secteur de Saint-Louis-de-France alors qu’il était en possession d’objets volés et d’outils de cambriolage.