Steve Vaillancourt doit demeurer détenu

Trois-Rivières — Steve Vaillancourt, cet individu de Louiseville considéré comme dangereux par les policiers, devra finalement demeurer incarcéré durant les procédures judiciaires intentées contre lui pour des voies de fait, des menaces, des agressions sexuelles et des bris de conditions entre autres.

Au terme d’une enquête sur caution, la juge Dominique Slater a en effet refusé de le remettre en liberté une seconde fois, et ce, pour garantir sa présence devant le tribunal et pour assurer la protection du public et tout particulièrement celle des présumées victimes dans cette affaire. Notons cependant que cette enquête, incluant la preuve et les témoignages, était frappée d’une ordonnance de non-publication.

Steve Vaillancourt

On peut rappeler que Steve Vaillancourt, 38 ans, est un individu qui compte des antécédents judiciaires en matière de violence et de bris de conditions. En juillet 2019, il avait été arrêté pour des voies de fait et des menaces qui auraient été perpétrées à l’encontre d’une femme pendant une dizaine d’années à Montréal, Shawinigan, Trois-Rivières et Louiseville. Selon la dénonciation, il est accusé d’agression sexuelle et d’attouchements sexuels sur la présumée victime alors qu’elle avait moins de 14 ans en 2000, de voies de fait sur elle entre 1999 et 2019, d’agression sexuelle armée en 2001 alors qu’elle avait 15 ans, de voies de fait armées d’un couteau et de voies de fait causant des lésions corporelles en 2002, d’avoir vécu des produits de la prostitution de cette jeune femme entre 2005 et 2006 et enfin, de voies de fait armées d’un bâton entre 2010 et 2012.

Le suspect doit aussi répondre à des accusations de menaces de mort visant quatre enfants et de voies de fait causant des lésions corporelles à l’un d’eux.

En 2019, la juge Dominique Slater avait accepté qu’il reprenne sa liberté mais avec une série d’engagements. Or, Steve Vaillancourt aurait enfreint ceux-ci. Le 14 janvier, la Sûreté du Québec avait d’ailleurs lancé un appel à tous pour le retracer en vertu d’un mandat d’arrestation émis contre lui pour les présumés bris d’engagement. Toute personne qui l’apercevrait était alors priée de communiquer avec le 911 et de ne pas tenter d’intervenir directement auprès de lui.

Deux jours plus tard, il avait finalement été arrêté par le Service de police de la Ville de Montréal. Dès lors, la procureure de la Couronne, Me Marie-Ève Paquet, avait demandé la révocation de son engagement afin qu’il puisse demeurer détenu cette fois-ci. Malgré les arguments de l’avocat de la défense, Me Matthieu Poliquin, la juge a relevé plusieurs motifs qui militent en faveur de la détention du suspect. Son dossier a été reporté au 7 février. Il aura également l’interdiction de communiquer avec les présumées victimes à partir de la prison.