On voit ici Steve Soucy lors de sa comparution en novembre dernier.

Steve Soucy comparaît de son lit d’hôpital

Trois-Rivières — La comparution de Steve Soucy, cet individu qui a fait l’objet de deux déploiements policiers à Champlain en l’espace de trois mois, a finalement eu lieu, jeudi après-midi, à partir de son lit d’hôpital.

Pour l’occasion, il était accompagné de son avocat, Me David Guévin de l’aide juridique. Lorsque la communication téléphonique a été établie avec la salle d’audience du palais de justice de Trois-Rivières, Me Guévin a pris soin de préciser que son client était à ses côtés mais qu’il était amorti. 

Pas moins de dix chefs d’accusation ont été portés contre Steve Soucy. Il a ainsi été accusé d’avoir volé et fraudé un homme entre le 25 janvier et le 28 février. Il aurait en effet utilisé la carte de crédit de ce dernier pour s’emparer de plusieurs milliers de dollars. Du même coup, il doit aussi faire face à un chef de bris de conditions pour avoir omis de garder la paix au cours de cette période. 

Le ministère public a aussi porté contre lui des accusations pour une série d’introductions par effraction et des vols dans des chalets de Champlain. Il s’agit de délits qui ont principalement été commis avant sa cavale des 17-18 et 19 novembre. Les délits auraient en effet surtout été commis le 12 novembre. À cette date, le suspect se serait introduit dans cinq chalets situés sur le 3e Rang et le rang Saint-Pierre et dans un cabanon de la route Laborde pour y commettre des vols. Le 19 novembre, dans le cadre de sa cavale, il aurait récidivé dans un chalet de la route Laborde. 

Toutes ces accusations viennent donc se rajouter à celles déjà portées contre lui lors de son arrestation du 19 novembre, soit de s’être livré à des voies de fait contre une femme le 17 novembre dernier à Champlain et de s’être introduit par effraction dans deux chalets à Champlain le 19 novembre. L’un est situé sur le rang du Coteau alors que le second se trouvait près du rang Saint-Pierre. 

Compte tenu de ses antécédents et de la nature des nouveaux crimes qui lui sont reprochés (il devait entre autres respecter des conditions dans le cadre d’une remise en liberté), la Couronne s’est objectée à sa remise en liberté. Son enquête sur caution a été fixée pour la forme au 9 mars. En effet, d’autres accusations devraient être déposées au cours des prochains jours pour avoir menacé les policiers.

Cet homme de 45 ans a défrayé les manchettes à quelques reprises depuis novembre. On se rappellera en tout premier lieu de cette chasse à l’homme à Champlain qui avait notamment nécessité l’utilisation d’un hélicoptère et la présence des agents du groupe tactique d’intervention. Le suspect aurait notamment passé un week-end à l’extérieur, trouvant refuge dans des chalets. Il avait justement été retracé dans l’un de ces chalets alors qu’il souffrait d’hypothermie. 

Cette arrestation avait donné lieu aux accusations de voies de fait et d’introductions par effraction dans deux chalets. Soucy avait cependant été remis en liberté avec plusieurs conditions. Or, lundi dernier, il a omis de se présenter devant le tribunal dans le cadre des procédures judiciaires. Un mandat d’arrestation avait donc été émis. 

Pendant ce temps, la police de Trois-Rivières enquêtait déjà sur lui en lien avec une affaire de fraude. Mardi après-midi, des enquêteurs se sont donc pointés au domicile de sa conjointe à Champlain pour faire une perquisition et le cas échéant, procéder à l’arrestation de Steve Soucy. Lorsque ce dernier les a aperçus, il serait devenu complètement hystérique et les aurait menacés avec une arme blanche.

Comme il refusait de se rendre et avait décidé de se barricader dans le logement, le Groupe d’intervention a été appelé en renfort sur la rue Saint-Joseph. Plusieurs voisins avaient dû être évacués et un tronçon de la route 138 avait été fermé à la circulation pendant quelques heures. Vers 23 h 30, le Groupe d’intervention avait investi les lieux afin de procéder à l’arrestation du suspect. Compte tenu de son état de santé mental, il a été conduit à l’hôpital. Depuis, il y est toujours gardé en observation, bien qu’il soit détenu.