Stéphane Gingras nie toute forme de violence

Trois-Rivières — Dans le cadre de son procès, Stéphane Gingras a nié les allégations de violence envers un enfant.

À la demande de ses avocats Me Alexandre Biron et Pénélope Provencher, il a plutôt expliqué, lors de son témoignage, que l’enfant dont il avait la garde pendant l’absence de la mère s’était réveillé à deux reprises au cours de la soirée. Selon lui, la fillette faisait des cauchemars très importants et pleurait. Il l’avait alors consolée, en lui flattant le dos et les épaules. En aucun temps, il soutient avoir utilisé un oreiller. Il avait par la suite manifesté son inquiétude à la mère quant à l’intensité des cauchemars de sa fille.

Interrogé sur la présence d’hémorragies sous-conjonctivales aux yeux et de pétéchies sur le visage de l’enfant le lendemain, il ne peut les expliquer. Un expert appelé par la défense devrait donner sa version à ce sujet.

Cependant, des contradictions ont été relevées par la procureure de la Couronne, Me Catherine Roberge, lors de son contre-interrogatoire notamment en lien avec sa déclaration faite aux policiers.

Rappelons que les événements qui lui sont reprochés seraient survenus le 1er octobre 2015 dans une municipalité du Centre-du-Québec. On l’accuse d’avoir compressé la tête de l’enfant avec un oreiller au point de lui infliger des lésions corporelles.

Aujourd’hui âgée de 8 ans, la présumée victime avait raconté dans ses mots que «Stéphane avait été méchant» avec elle au point qu’elle avait eu de la misère à respirer.

Une experte appelée par la Couronne avait pour sa part conclu que les lésions sur le corps de la présumée victime étaient compatibles avec une possible asphyxie causée par la pression d’un oreiller.