Six mois de prison pour Maxime Lefebvre

Trois-Rivières — Une peine de six mois de prison a été imposée à Maxime Lefebvre pour des abus sexuels perpétrés sur une jeune fille âgée de 10-11 ans.

Cette sentence, prononcée vendredi par la juge Dominique Slater, fait suite à une suggestion commune des avocats au dossier, Me Catherine Lemay à la Couronne et Me Emmanuel Ayotte de l’aide juridique.

Entre juin 2014 et septembre 2015, le jeune homme, qui avait alors 20-22 ans, s’est livré à des contacts sexuels sur une jeune fille âgée de 10-11 ans. Il profitait des moments où il était seul avec elle pour se mettre nu et lui demander de lui toucher les parties intimes, mais cette dernière a toujours refusé. Il lui a aussi touché les fesses, les cuisses, la poitrine et les parties génitales, mais toujours par dessus ses vêtements.

Le Trifluvien avait disposé de ses dossiers en août dernier en plaidant coupable à des accusations d’attouchements sexuels et d’incitation à des contacts sexuels qui avaient été réduites à des infractions punissables sur déclaration sommaire.

La juge a conclu que la peine de six mois proposée par les parties était raisonnable dans les circonstances. Elle a en effet tenu compte des facteurs aggravants notamment le fait que les gestes s’étaient répétés à plusieurs reprises. Et même si la juge a admis que les crimes qui lui sont reprochés n’étaient pas les plus graves, elle a retenu le jeune âge de la victime, les séquelles subies et la relation de confiance entre les deux.

Or, la preuve a aussi révélé que Maxime Lefebvre souffrait d’un TDAH. Comme l’a précisé son avocat, les gestes relèvent davantage de l’immaturité. Selon un rapport sexologique, il ne souffre d’aucune déviance sexuelle. Les délits sont survenus dans un contexte bien particulier: des problèmes de couple.

Cela fait donc partie des facteurs atténuants qui ont été retenus par la juge de même que son plaidoyer de culpabilité, son absence d’antécédents judiciaires et ses regrets.

Toutefois, bien que les risques de récidive soient minimes, ils ne sont pas totalement écartés. C’est pourquoi il sera sous probation pendant deux ans à sa sortie de prison avec un suivi pendant 18 mois au cours duquel il devra compléter tout cheminement thérapeutique suggéré par son agent de probation. Comme conditions, il lui sera interdit de communiquer avec la victime. Il ne pourra pas non plus se trouver en présence de jeunes de moins de 16 ans. Il devra également prendre sa médication et réaliser 50 heures de travaux communautaires à sa sortie de prison, et ce, en l’espace de quatre mois. Finalement il sera inscrit au Registre délinquants sexuels pendant dix ans.