Sami Bouslimi vient de prendre le chemin de la prison.

Six mois de prison pour avoir frappé deux personnes

TROIS-RIVIÈRES — Un individu d’origine tunisienne, Sami Bouslimi, a été condamné à six mois de prison pour avoir agressé deux personnes à Trois-Rivières, dont une femme à qui il a infligé des lésions corporelles importantes.

Les événements étaient survenus dans la nuit du 5 septembre 2016. Sami Bouslimi, un entrepreneur de la région de Montréal qui se spécialise dans l’importation de thé, s’était rendu au Bar L’embuscade avec un ami. Or, l’établissement était fermé et on lui avait refusé l’accès. Témoin de son mécontentement, une femme qui se trouvait à l’extérieur du bar en avait profité pour l’insulter. Elle était alors sous l’emprise de l’alcool. Ses propos étaient de nature plutôt raciste et avaient même été proférés dans la langue natale de Bouslimi puisque la femme avait déjà fréquenté dans le passé un homme provenant de ce même coin du globe.

Or, le suspect avait carrément perdu les pédales. Il avait non seulement asséné des coups de poing à la femme mais il avait même tiré avec force sur sa jambe pendant qu’elle se débattait. Elle était alors tombée violemment sur le sol et s’était percutée la tête sur le sol. Bouslimi s’en était pris également à un homme qui avait voulu s’interposer en lui donnant des coups de poing.

Il avait plus tard été arrêté et son comportement lui avait valu le dépôt d’accusations de voies de fait et de voies de fait causant des lésions corporelles. Lors de sa chute sur le sol, la femme avait en effet subi un traumatisme crânien.

Bouslimi avait ensuite réglé ses comptes avec la justice en plaidant coupable aux accusations portées contre lui. Lors des plaidoiries sur la peine, son avocat Me Eddy Ménard avait suggéré une sentence suspendue. Mardi, lors du retour de cette cause au palais de justice de Trois-Rivières, la juge Guylaine Tremblay a conclu que cette proposition était insuffisante, et ce, en tenant compte du profil de Sami Bouslimi.

Ce dernier compte des antécédents judiciaires en matière de violence. En 2011, il avait même écopé de 90 jours de prison discontinue pour une entrave. Qui plus est, les conséquences ont été importantes pour la victime qui souffre notamment de troubles de sommeil. Elle éprouve aussi de sérieuses difficultés à obtenir un emploi compte tenu des séquelles du traumatisme crânien. La juge a aussi relevé que le prévenu semblait davantage préoccupé par les impacts de cet événement dans sa propre vie que dans celle de la victime.

Certes, le tribunal a retenu que l’attaque de Bouslimi n’était pas gratuite puisqu’au départ, c’est la victime qui l’avait insultée. Et bien qu’il n’avait pas eu l’intention délibérée de lui infliger un traumatisme crânien, il devait être conscient de la portée de son geste en tirant sur sa jambe. En plus, il était resté sur les lieux malgré les opportunités qu’il avait eues de partir.

Pour toutes ces raisons, la juge a abondé dans le même sens que la procureure de la Couronne, Me Marie-Ève Paquet, qui suggérait une peine de six mois de prison. Outre l’emprisonnement, Bouslimi devra ensuite se soumettre à un suivi probatoire pendant un an et suivre les recommandations de son agent de probation quant à une problématique de gestion de la colère et d’impulsivité. Il ne pourra évidemment pas communiquer avec les victimes et les approcher et il lui sera interdit d’avoir des armes.