Six mois de prison dans la collectivité pour Mylaine Paradis

Trois-Rivières — Mylaine Paradis vient d’être condamnée à une peine de six mois de prison qu’elle pourra purger dans la collectivité pour des méfaits commis à la suite d’une rupture amoureuse.

Lors de son retour devant le tribunal mercredi, cette ancienne directrice générale de la Chambre de commerce de Nicolet a plaidé coupable aux trois accusations de méfaits qui avaient été portées contre elle. Elle a également reconnu qu’en commettant ces gestes, elle avait contrevenu à une ordonnance de probation et à des conditions imposées par les autorités.

Selon les événements relatés en cour par le procureur de la Couronne, Me Jean-Marc Poirier, elle n’a visiblement pas accepté la séparation avec son ex-conjoint. Soupçonnant que ce dernier avait entrepris une nouvelle relation avec une autre femme, elle s’est pointée dans la nuit du 7 janvier 2018 à la résidence de celle-ci. Elle a endommagé les poignées de porte en y insérant de la colle dans les serrures. Puis, le 20 janvier, elle s’est rendue chez son ex-conjoint pour y arracher des décorations de Noël extérieures et les jeter dans une poubelle. Du même coup, elle a utilisé un rouge à lèvres pour écrire des insultes sur la porte de sa maison.

Elle a été arrêtée le 29 janvier et remise en liberté avec un engagement de garder la paix et de ne pas approcher les victimes. Le 4 mars 2018, elle a récidivé en s’en prenant cette fois-ci à une ancienne conjointe de son ex-amoureux qui est également la mère de ses enfants. Elle a causé des méfaits à la poignée de porte en utilisant à nouveau de la colle. Elle a de nouveau été arrêtée et remise en liberté avec des conditions.

Or, depuis cette dernière arrestation, aucun autre délit ne peut lui être reproché. Dans leurs discussions, Me Poirier à la Couronne et Me David Edmunds à la défense, ont tenu compte de son plaidoyer de culpabilité, de la crainte que ses méfaits avaient suscitée chez les victimes, des conséquences matérielles, de son absence d’antécédents judiciaires, de son suivi thérapeutique et du soutien de ses proches pour suggérer une sentence de six mois dans la collectivité. Une suggestion qui a d’ailleurs été entérinée par le juge David Bouchard.

Au cours des deux premiers mois, elle sera assignée à sa résidence 24 heures sur 24, sauf pour le travail, son bénévolat et autres exceptions prévues par le juge. Elle devra ensuite respecter un couvre-feu pour les quatre mois suivants. Elle devra également respecter une probation pendant un an au cours de laquelle il lui est interdit de communiquer avec les trois victimes, de se rendre à leur résidence et leur lieu de travail.