Le boxeur Simon Kean a présenté ses excuses à ses proches et ses fans dans un message qu'il a publié sur sa page Facebook.

Simon Kean coupable

Le boxeur Simon Kean a été reconnu coupable, jeudi, de voies de fait causant des lésions corporelles et de menaces de mort mais acquitté sur le chef d'introduction par effraction.
D'emblée, le juge Bruno Langelier a rappelé que cette affaire de triangle amoureux reposait avant tout sur la fiabilité et la crédibilité des témoignages entendus lors du procès.
Or, s'il a cru Simon Kean sur le fait qu'il n'avait pas l'intention de faire un mauvais parti à qui que ce soit en allant reconduire David Pelletier chez sa copine Myriam Veilleux, il ne le croit pas sur les voies de fait infligées à la victime Sonny Doucet. Il estime en effet que le boxeur est bel et bien intervenu cette nuit-là en retenant Sonny Doucet afin de permettre à David Pelletier de lui infliger une raclée.
Rappelons qu'aux petites heures du matin le 20 avril dernier, Simon Kean, 24 ans, s'était rendu chez Myriam Veilleux en compagnie d'un ami, David Pelletier. Ce dernier acceptait mal que sa copine fréquente également un autre homme, Sonny Doucet. P
elletier était donc entré seul dans le logement et avait asséné un coup de poing à Doucet. Il y avait ensuite eu une altercation entre les deux hommes. C'est finalement Sonny Doucet qui avait réussi à prendre le dessus en immobilisant son opposant au sol. C'est à ce moment que Simon Kean était entré en scène. Il avait retenu Sonny Doucet par les épaules pendant que David Pelletier le frappait de nouveau. Il avait ensuite proféré des menaces à la victime en lui disant: «Si tu me faisais cela, je te tuerais.»
Des accusations d'introduction par effraction, de voies de fait causant des lésions corporelles et de menaces de mort avaient par la suite été portées contre Simon Kean. Lors d'un procès qui s'est tenu en novembre et décembre dernier, Kean, qui est représenté par Me Jean-François Lauzon, avait nié avoir infligé des voies de fait à Sonny Doucet.
Il avait raconté que David Pelletier lui avait demandé tout simplement d'aller le conduire chez sa copine, Myriam Veilleux, étant donné qu'il avait les facultés affaiblies. Tandis qu'il était toujours à l'extérieur, en train de texter, il avait entendu des cris de femme et des jappements. Il était alors entré dans le logement à son tour. Voyant son ami mal pris, il lui avait prêté main-forte en séparant les deux hommes. Il avait aussi admis avoir prononcé certaines paroles sur le coup de l'émotion.
Du côté de la Couronne, représentée par Me Catherine Lacoursière, on avait appelé Sonny Doucet et Myriam Veilleux à la barre des témoins. C'est d'ailleurs le témoignage de celle-ci que le juge a qualifié de plus crédible, sincère et fiable. D'une part, elle était sobre et d'autre part, elle n'avait aucun différend avec Kean, donc aucune raison de l'impliquer faussement dans cette affaire. Sa version des événements a donc été en grande partie retenue.  
Certes, ses relations avec Doucet et Pelletier étaient sujettes à semer la confusion. C'est pourquoi d'ailleurs le juge a cru Simon Kean lorsqu'il a dit penser que Myriam Veilleux était toujours l'amie de coeur de David Pelletier et qu'il n'avait aucune intention criminelle lorsqu'il était allé reconduire celui-ci chez la jeune femme. Qui plus est, il était entré dans le logement après Pelletier. Il a donc été acquitté du chef d'introduction par effraction.
Par contre, il a été déclaré coupable sur les deux autres chefs, d'autant plus que le boxeur avait pris la peine de rappeler la victime plus tard pour s'excuser et pour savoir s'il avait parlé de lui aux policiers.
Les plaidoiries sur sentence auront lieu le 31 janvier. À cette date, il est possible également que Simon Kean dispose de ses autres dossiers pour conduite avec les facultés affaiblies, fuite, entrave, méfait, bris de condition et bris de probation. Rappelons qu'il est détenu depuis mai dernier.
En entrevue, son avocat Me Lauzon a indiqué que son client était malgré tout satisfait du verdict du juge puisqu'il l'avait acquitté de l'introduction par effraction, considéré comme l'un des chefs les plus graves. Par contre, il a fait savoir qu'il allait réserver ses commentaires après la sentence.
Me Lacoursière était pour sa part très satisfaite. Elle estime que le jugement était étoffé et bien motivé.