Simon Garon a été arrêté le 11 avril dernier après avoir causé tout un émoi dans le secteur Saint-Georges à Shawinigan.

Simon Garon prend le chemin du pénitencier

SHAWINIGAN — Simon Garon, cet individu de 23 ans traduit devant la justice en lien avec une opération policière qui a notamment mené au confinement de deux écoles du secteur Saint-Georges à Shawinigan, prend le chemin du pénitencier. Le jeune homme a profité de son passage à la cour, lundi au palais de justice de Shawinigan, pour régler ses dossiers avec la justice.

On se souviendra que Garon avait été arrêté le 11 avril dernier après avoir causé tout un émoi dans le secteur Saint-Georges, lui qui venait de tenir des propos menaçants envers un individu.

Comme les policiers soupçonnaient qu’il était muni d’une arme pendant qu’il se déplaçait à pied dans le secteur, aucune chance n’avait été prise avant qu’il ne soit intercepté. Les élèves des écoles Dominique-Savio et Jacques-Plante, du secteur Saint-Georges, ont été confinés dans leur établissement scolaire à la demande de la Sûreté du Québec. Le suspect a finalement été arrêté un peu plus tard.

Lundi, Simon Garon a plaidé coupable à deux accusations de possession d’arme prohibée, soit une carabine tronçonnée de calibre 22 et ses munitions, en plus d’avoir eu en sa possession une arme alors qu’il était sous le coup d’une interdiction pour 10 ans, en lien avec une autre affaire. Qui plus est, il a également plaidé coupable à des accusations de contacts sexuels avec une mineure de moins de 16 ans, alors que lui était âgé de 20 ans au moment des faits.

Il a été possible, lors de son passage au tribunal lundi, de comprendre que ces deux événements étaient liés. En effet, Garon a reconnu avoir entretenu une relation avec une adolescente de 15 ans en 2017, idylle au cours de laquelle il a eu des relations sexuelles complètes avec la jeune femme.

Quant aux événements survenus en avril 2019 et aux menaces proférées contre un individu, elles l’auraient été contre le nouvel ami de cœur de cette jeune femme, alors âgée de 17 ans. Devant l’ampleur du déploiement policier et la nature des propos tenus par l’accusé, la jeune femme aurait alors décidé de porter plainte contre lui.

Une suggestion commune a été proposée par la Couronne, représentée par Me Catherine Vincent, et la défense, assurée par Me Serge Milette. Le jeune homme, qui compte plusieurs antécédents judiciaires, devra purger une peine de 31 mois de prison, à laquelle sera retranchée une détention préventive de 7 mois et demi. Simon Garon devra donc passer les 24 prochains mois au pénitencier, à la suite de quoi il sera assujetti à une probation de trois ans, en plus d’être inscrit sur le registre des armes pour une période de dix ans, et sur le registre des délinquants sexuels pour 20 ans. Il devra également fournir un échantillon d’ADN.