Guy Boileau et Marie-Jeanne Côté continuent de clamer leur innocence.
Guy Boileau et Marie-Jeanne Côté continuent de clamer leur innocence.

Séquestration de personnes âgées: Guy Boileau et Marie-Jeanne Côté cités à procès

Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Guy Boileau et Marie-Jeanne Côté ont finalement été cités à subir un procès sur la moitié des 14 chefs d’accusation qui avaient été portés contre eux dans une affaire d’abus de personnes vulnérables, dont les plus sérieux étant ceux de séquestration.

La juge Guylaine Tremblay a en effet conclu, vendredi, que la preuve recueillie par la procureure de la Couronne, Me Martine Tessier, justifiait que le couple subisse un procès pour avoir séquestré deux personnes âgées dans leur résidence de la rue des Pic-Bois à Trois-Rivières entre septembre 2014 et juin 2018. Il s’agissait d’ailleurs du cœur du litige de cette cause.

En raison d’une ordonnance de non-publication, il nous est impossible de dévoiler les éléments de preuve dont on a tenu compte la juge dans sa décision. On peut par contre préciser qu’au niveau de la loi, il existe plusieurs types de séquestration et que celle-ci n’a pas besoin d’être continue.

Outre la séquestration, Guy Boileau a également été cité à subir un procès sur un chef de voie de fait envers l’une des présumées victimes. Dans le cas de sa conjointe, elle devra elle aussi répondre de ses actes pour voies de fait et menaces.

Le couple a par contre été libéré des accusations d’extorsion qui pesaient contre lui et de certains chefs de menaces et de voies de fait.

Rappelons qu’au départ, une enquête avait été initiée contre eux après que des gens aient vu que des portes étaient verrouillées de l’extérieur. Un signalement avait notamment été fait à la Division de la prévention de la Direction de la sécurité incendie et sécurité civile en novembre 2017. L’enquête policière s’était conclue par l’arrestation de Guy Boileau et Marie-Jeanne Côté en novembre 2018 et le dépôt d’accusations contre eux. Entre-temps, la dame avait pu quitter cette résidence en août 2017 alors que l’homme était pour sa part parti en juin 2018.

Depuis le tout début, les prévenus clament leur innocence. Ils y voient plutôt une vengeance personnelle contre eux de la part des personnes qu’ils ont hébergées. Vendredi, à sa sortie du tribunal, leur avocat, Me Maurice Biron, s’est dit satisfait que ses clients soient libérés de la moitié des accusations portées contre eux au départ. «Au procès, mes clients vont pouvoir témoigner et rétablir les faits car il n’y a pas eu de séquestration», a-t-il indiqué. Il prévoit d’ailleurs que le procès pourrait durer quelques jours.

Le dossier reviendra le 15 janvier pour la forme.