Le palais de justice de Trois-Rivières.
Le palais de justice de Trois-Rivières.

Sept ans de prison pour avoir attaqué son père à coups de couteau

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Félix-Antoine Banville écope d’une sentence d’emprisonnement de sept ans pour avoir attaqué son père à coups de couteau.

L’individu de 25 ans a plaidé coupable, lundi au palais de justice de Trois-Rivières, à une série d’accusations concernant différents délits commis il y a moins d’un an. Banville a reconnu sa culpabilité à une accusation de voies de fait graves contre son père, le 8 décembre dernier. Au départ, l’individu ayant des problèmes mentaux était accusé de tentative de meurtre.

Me Maxime Laroche, procureur de la poursuite, a expliqué à la juge Guylaine Tremblay que Banville a d’abord quitté le centre L’autre côté de l’ombre, où il suivait une thérapie, pour aller consommer de l’alcool dans un bar de Bécancour. Il a ensuite pris la direction de Trois-Rivières pour aller acheter un couteau et du poivre de Cayenne. Il est allé cogner à la porte de la résidence de son père en lui disant qu’il venait lui porter un cadeau de Noël. Son père l’a fait entrer. L’agression a été commise quelques instants plus tard. Le père a reçu cinq coups de couteau, notamment au visage. Saignant abondamment, il s’est réfugié chez sa voisine.

Cette agression a été suivie d’une chasse à l’homme à Trois-Rivières. Banville a été retrouvé chez un ami et il a fait une déclaration incriminante lors de son interrogatoire mené par la police.

Félix-Antoine Banville

Banville a aussi plaidé coupable d’avoir procédé des menaces de mort à sa mère, d’avoir volé une guitare à sa sœur, d’avoir volé de l’équipement électronique à un cochambreur d’un centre de soins et d’avoir contrevenu à différentes conditions fixées par la cour. Il a aussi été épinglé par la police de Québec pour un vol qualifié commis dans un dépanneur de cette ville en octobre 2019. La police de la Capitale-Nationale a reconnu l’homme lorsque sa photo a été diffusée durant la chasse à l’homme menée à Trois-Rivières.

Victime d’un choc traumatique en 2008, Félix-Antoine Banville a un problème de consommation de stupéfiants. Il a subi trois évaluations criminelles différentes au cours des derniers mois. Toutes démontrent qu’il est criminellement responsable de ses gestes, a tenu à rappeler Me Laroche à la juge Tremblay.

Le père de Félix-Antoine Banville a lu une lettre à la juge Tremblay, lundi. Il a souligné que la santé mentale de son fils ne s’est pas améliorée en quatre ans malgré des séjours à répétition dans différents centres spécialisés. Souhaitant que Banville reconnaisse sa dépendance aux stupéfiants, son père désire qu’il purge sa peine dans un établissement où il pourra recevoir les traitements appropriés à sa condition.

Me Laroche et Me Emmanuel Ayotte, de la défense, ont suggéré l’imposition d’une peine de prison de sept ans à Félix-Antoine Banville qui a exprimé ses regrets en s’adressant directement à son père. La juge Tremblay a entériné la suggestion des deux procureurs. En tenant compte de la détention préventive, la peine nette à purger est de cinq ans et 11 mois.

Félix-Antoine Banville devra fournir un échantillon d’ADN et ne pas posséder d’arme à feu durant 20 ans. Il pourra continuer de communiquer avec ses parents.

La cour recommande également que l’individu reçoive durant son incarcération les soins requis par son état.