Saisie record de drogue du viol à Trois-Rivières

Trois-Rivières — Les enquêteurs de la Direction de la police de Trois-Rivières ont saisi pas moins de 21 litres de GHB mercredi dans une résidence de la rue Mathias-Balcer. Il s’agit d’une quantité record de drogue du viol à Trois-Rivières. Trois personnes ont été arrêtées lors de cette perquisition menée dans un quartier résidentiel.

«Ça arrivait qu’on trouvait des flacons ou des bouteilles, mais de cette façon dans un gros réservoir en plastique, c’était la première fois qu’on en avait une quantité aussi importante que ça», mentionne le sergent Luc Mongrain, porte-parole de la Direction de la police de Trois-Rivières.

«Ça représente plusieurs doses pour des utilisateurs.»

L’opération antidrogue de mercredi émane d’informations reçues du public voulant qu’un individu s’adonnait au trafic de drogue de sa résidence de la rue Mathias-Balcer. En plus de faire une saisie record de GHB, les enquêteurs ont découvert sur place plusieurs comprimés de métamphétamines et de kétamine ainsi que des champignons magiques, du haschisch et de la cocaïne. Des médicaments d’ordonnance destinés au trafic ont aussi été trouvés sur place.

«Trois personnes se trouvant sur les lieux furent mises en état d’arrestation et conduites au quartier général. Le responsable des lieux, un homme de 34 ans, est demeuré détenu et a comparu jeudi sous des accusations de possession et trafic de drogues», soutient le sergent Mongrain.

«Les deux autres individus, des hommes âgés respectivement de 29 et 40 ans, furent libérés avec une promesse de comparaître.»

Ce n’est pas rare pour les enquêteurs de découvrir du GHB lors de perquisitions, mais 21 litres représentent une très grosse quantité. Est-ce que cela signifie que Trois-Rivières est aux prises avec une recrudescence de l’utilisation de cette drogue? Rien ne tend à le démontrer, précise le sergent Mongrain.

«C’est une drogue que nous voyons à l’occasion. Ce n’est pas nouveau. […] Lorsque les bars sont ouverts, ce sont des endroits plus propices à l’utilisation de cette drogue. Mais actuellement les bars sont fermés. Alors, je ne sais pas à quelle utilisation c’était destiné», ajoute le porte-parole de la police de Trois-Rivières.