Le chauffeur de ce véhicule en a été quitte pour une bonne peur, mardi après-midi.

Sa voiture s’enlise dans la gadoue de la rivière Sainte-Anne

Sainte-Anne-de-la-Pérade — Une personne ayant participé à la première journée de la saison de la pêche aux petits poissons des chenaux à Sainte-Anne-de-la-Pérade a eu une bonne frousse mardi après-midi lorsque sa voiture s’est sérieusement enlisée dans de la gadoue sur la rivière Sainte-Anne.

L’incident s’est produit au sud de la rivière, dans une zone où les marées font en sorte que le couvert de glace n’offre pas la même solidité que celui du village de pêche. L’homme a circulé à l’extérieur des chemins balisés par l’Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne, explique son président, Steve Massicotte.

«On fait un bordage de neige pour ne pas aller plus loin sur la rivière, mais la personne a sauté ce bordage de neige avec sa voiture pour aller vers la piste de motoneige. Il a calé sur le devant. La voiture a pris dans la gadoue. Le devant de la voiture a défoncé la glace et s’est accoté sur de la fausse glace ou des battures.»

La voiture de l’individu a été tirée par un treuil pour être ramenée dans une zone sécuritaire. Le véhicule a dû être remorqué, car, notamment, les roues étaient gelées. Le conducteur n’aurait pas été blessé à la suite de sa mésaventure.

Selon M. Massicotte, ce visiteur est d’origine asiatique, probablement Montréalais. Il ne parle pas français et très peu anglais. Il était de toute évidence désorienté, ajoute le président de l’association.

«Des gens lui ont fait signe de ne pas passer. C’est une mauvaise manoeuvre de sa part. Quand on déblaie le centre de pêche, on fait des chemins. Il faut suivre les sentiers. Je dirais que 99 % des gens respectent le balisage. Ce n’est pas de la négligence de notre part. La personne a décidé de passer par là.»

L’incident va tout de même amener l’association à peaufiner son niveau de sécurité.

«On va revoir probablement notre plan de balisage même s’il y a toujours des gens qui sont imprudents, déclare le président. On fait notre possible. On ne peut pas clôturer la rivière Sainte-Anne au grand complet.»

Selon M. Massicotte, ce genre d’incident est très rare. Il sait que, durant les années 1970, un camion d’huile avait calé dans la rivière Sainte-Anne en raison de sa trop lourde charge. Le conducteur du véhicule s’était aventuré sur la rivière malgré une interdiction en ce sens.