Roger Arpaïa

Roger Arpaïa libéré avec des conditions

TROIS-RIVIÈRES — Roger Arpaïa, cet homme de 70 ans accusé d’avoir abusé sexuellement de deux enfants, a finalement pu reprendre sa liberté, jeudi, et ce pour la durée des procédures judiciaires intentées contre lui. Il devra évidemment respecter plusieurs conditions dont celles lui interdisant de se rendre chez les présumées victimes et de communiquer avec elles et leur famille. Il ne peut pas non plus avoir des contacts avec des jeunes âgés de moins de 16 ans, se trouver dans des endroits publics comme des parcs, terrains d’école ou garderies. Enfin, il lui est interdit d’occuper un emploi rémunéré ou bénévole qui le placerait en relation de confiance avec des jeunes de moins de 16 ans.

Puisque la procureure de la Couronne, Me Catherine Roberge, n’a pas été en mesure de porter contre lui de nouvelles accusations, il a été convenu de le libérer. Cependant, l’enquête policière sur le suspect n’est toujours pas terminée. La Sûreté du Québec n’écarte pas la possibilité que d’autres présumées victimes puissent se manifester.

Rappelons que Roger Arpaïa a été arrêté une première fois en octobre 2018 pour des abus sexuels allégués sur une fillette de neuf ans. Les actes reprochés auraient été commis entre juillet et août 2018 à Sainte-Ursule notamment. Au cours de cette période, il aurait agressé sexuellement l’enfant à quelques reprises, allant même jusqu’à utiliser un vibrateur. Lors de sa comparution, il avait été accusé d’attouchements sexuels, d’incitation à des contacts sexuels, d’agression sexuelle, d’agression sexuelle armée et d’avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite à l’enfant en vue de faciliter la perpétration d’une infraction de nature sexuelle.

Le suspect a de nouveau été arrêté le 11 janvier dernier pour des crimes de nature sexuelle qui se seraient produits entre 1980 et 1984. L’homme est accusé de viol sur une mineure, d’attentat à la pudeur, d’agression sexuelle, de grossière indécence et de contacts sexuels. Les délits auraient été commis à Niagara Falls et à Salaberry-de-Valleyfield. Des accusations ont aussi été portées contre lui liées à la possession d’armes à feu.

Il devra revenir en cour le 31 janvier. Son avocate, Me Pénélope Provencher, souhaite alors fixer une date pour la tenue d’une enquête préliminaire concernant la première présumée victime.