Robert Pilotte

Robert Pilotte: le dossier se règle hors cour

La controverse entourant la vente du Domaine Beauséjour, dans le secteur Saint-Gérard-des-Laurentides, ne constitue plus qu'un triste souvenir.
En effet, une entente hors cour est intervenue entre les parties dans la poursuite intentée par Robert Pilotte et Danièle Richard contre Stéphane Montmorency et Manon Paquet, pour dommages moraux et exemplaires.
Les sommes d'argent impliquées dans ce règlement demeurent confidentielles. Rappelons que le 5 février 2013, M. Pilotte et Mme Richard, ex-propriétaires du Domaine Beauséjour, déposaient une requête dans laquelle ils exigeaient chacun 200 000 $, soit 150 000 $ en dommages moraux et 50 000 $ en dommages exemplaires. Trois journées avaient été réservées pour cette audience, qui devait s'amorcer mercredi au palais de justice de Shawinigan.
Dans leur requête, les demandeurs expliquaient que tout le battage entourant la vente du Domaine Beauséjour avait entraîné de lourds dommages à leur dignité, à leur réputation et à leur santé psychologique.
Quelques semaines après la transaction du 7 décembre 2012, le couple avait été pris à partie par les nouveaux propriétaires, M. Montmorency et Mme Paquet. Ces derniers avaient dénoncé publiquement le fait que M. Pilotte et Mme Richard avaient conservé des biens du Domaine Beauséjour qui, dans leur esprit, faisaient partie de la vente.
Le 15 janvier 2013, ils s'étaient même présentés à la séance publique du conseil municipal de Shawinigan pour alerter les élus de ce qu'ils considéraient comme du «pillage» d'artefacts.
Le procès sur le fond de cette affaire s'est déroulé l'automne dernier. Le 8 octobre, le juge Pierre Labbé donnait raison aux ex-propriétaires, puisque les biens qu'ils réclamaient ne faisaient effectivement pas partie du contrat de vente. Les défendeurs n'ont pas porté ce jugement en appel.
Excuses
L'entente hors cour intervenue cette semaine implique une lettre d'excuses signée par M. Montmorency et Mme Paquet.
«Dans le contexte de cette controverse, nous avons fait de nombreuses déclarations publiques», écrivent-ils. «Ces propos, tenus sur la place publique à plusieurs reprises, suite à notre acquisition du Domaine Beauséjour, étaient inexacts, largement exagérées et diffamatoires.»
«Nous sommes conscients que nos sorties répétées sur la place publique ont pu entacher la réputation de M. Robert Pilotte et de Mme Danièle Richard et nous tenons à nous en excuser. En aucun temps, le Domaine Beauséjour n'a été pillé et la très grande majorité des biens meubles patrimoniaux se trouvent toujours au Domaine, en notre possession.»
Pour l'ex-animateur de radio, ces aveux valent leur pesant d'or.
«C'est ce qu'il y a de plus important», commente M. Pilotte. «Pour nous, il fallait que M. Montmorency dise que ce n'était pas vrai, ce qu'il disait! C'est ce que je dénonçais depuis le début.»
«Nous sommes vraiment heureux de la façon dont ça se termine, bien que ce soit le genre d'expérience qu'on ne veuille pas vivre trop souvent.»
Soulagé par la fin de cette saga, M. Pilotte réitère que la politique lui coule toujours dans les veines. En septembre 2012, l'ex-candidat libéral avait terminé au troisième rang dans le comté de Saint-Maurice, derrière le péquiste Luc Trudel et l'adéquiste Pierre Giguère.
«Je suis encore jeune; je n'ai pas 50 ans!», sourit-il. «Est-ce que ce sera au fédéral, au provincial, au municipal ou pas du tout? J'ai le goût d'en faire, mais l'expérience me dit qu'il faut le faire au bon moment, avec les bonnes personnes. Avec ce que j'ai vécu l'an dernier, j'ai intérêt à respirer par le nez, à regrouper mes émotions et à mettre de l'ordre dans mes affaires.»