Robby Petiquay est accusé de crimes sexuels.

Robby Petiquay accusé de crimes sexuels

La Tuque — Robby Petiquay, ce joueur de hockey senior qui avait blessé gravement Julien Gauthier en lui assénant un violent coup de poing au visage lors d’une bagarre générale, se retrouve mêlé à une histoire devant les tribunaux à La Tuque. Il doit répondre à des accusations de natures sexuelles. Ses dossiers étaient de retour, jeudi, au palais de justice de La Tuque.

Robby Petiquay est accusé d’avoir, entre le 23 avril 2012 et le 22 avril 2014, à des fins d’ordre sexuel, touché une partie du corps d’un enfant âgé de moins de 16 ans. Il est également accusé d’avoir, à des fins d’ordre sexuel, invité, engagé ou incité un enfant âgé de moins de 16 ans à le toucher.

Dans un autre dossier, Robby Petiquay doit répondre à une accusation d’agression sexuelle qui serait survenue en 2011. Les procédures judiciaires reprendront en mai.

Rappelons également que Robby Petiquay a été arrêté pour des voies de fait causant des lésions concernant les événements survenus le 19 janvier dernier. Les événements se sont produits pendant le match des Loups de La Tuque. Un violent coup de poing a été asséné par Robby Petiquay à Julien Gauthier du Métal Perreault de Donnacona lors d’une mêlée générale.

Au bout du compte, Petiquay a écopé d’une suspension de cinq ans tandis que Gauthier souffre de plusieurs blessures. L’organisation des Loups avait accepté la décision en assurant que le geste n’avait pas été prémédité.

Aucune accusation n’a encore été déposée dans ce dossier.

Fini le bénévolat au hockey mineur

Robby Petiquay ne pourra plus prêter main-forte à l’Association de hockey mineur de La Tuque même s’il n’existe aucun lien entre les accusations de nature sexuelle et l’organisation.

«Ce n’est pas quelqu’un d’impliqué. Le mieux qu’il a fait, c’est de donner un coup de main aux entraîneurs comme bénévole, mais il n’a jamais été seul avec les enfants ou derrière le banc. Il n’est pas enregistré. Il est peut-être embarqué deux ou trois fois pour donner un coup de main cette année, c’est tout», a fait savoir Anthony Quessy, président de l’Association de hockey mineur de La Tuque qui n’était pas au courant des accusations qui pesaient contre Robby Petiquay.

«On n’était pas au courant et personne ne nous a avisés. […] Maintenant qu’on connaît les accusations, c’est certain que ça n’arrivera plus», insiste-t-il.

Robby Petiquay n’est toutefois pas soumis à des conditions concernant les jeunes de moins de 16 ans.

Le président de l’Association de hockey mineur de La Tuque a voulu se faire rassurant. On ne néglige rien pour la sécurité des enfants.

«Pour toute personne qui est laissée seule ou qui gravite autour des enfants, on vérifie les antécédents judiciaires. On est à 99 % à jour, il y a quelques cas pour lesquels c’est plus long un peu. […] Tout le monde y passe, même le comité», note M. Quessy.

Tout cela arrive au moment où une enquête conjointe de CBC News et de CBC Sports, à laquelle Radio-Canada Sports a contribué, a dévoilé un nombre inquiétant d’entraîneurs d’athlètes en bas âge qui ont été accusés de délits sexuels envers des mineurs.

Cette enquête dévoile que dans les 20 dernières années, «340 entraîneurs du sport amateur au Canada ont été accusés d’un délit sexuel. Au total, 222 de ces accusations ont donné lieu à des condamnations pour des gestes envers 603 victimes mineures». On révèle également qu’en janvier, 34 dossiers additionnels étaient toujours devant les tribunaux.