Rien de changé pour les assureurs

TROIS-RIVIÈRES — La récente décision de la Sécurité publique de Trois-Rivières de ne plus dépêcher de policiers sur des accidents matériels de moins de 2000 $ de dommages n’aura aucune incidence sur les réclamations d’assurances en cas d’accrochage. C’est du moins ce que laisse savoir le Bureau d’assurances du Canada (BAC), qui se dit déjà habitué de fonctionner de cette façon depuis plusieurs années avec différents corps policiers au pays.

Rappelons que la Sécurité publique de Trois-Rivières reçoit près de 1600 appels par année pour de tels incidents. Chaque fois, le déplacement du policier et l’émission d’un rapport d’accident nécessitait plus de 40 minutes, et la Sécurité publique a choisi d’employer ses effectifs pour d’autres urgences.

Lors d’un accrochage sans blessé avec dommages de moins de 2000 $, les conducteurs seront plutôt invités à remplir un constat à l’amiable.

Selon Caroline Phemius, porte-parole du BAC, c’est déjà la méthode prônée par l’organisation.

«Ce qu’on dit toujours aux automobilistes, c’est que lors d’un accident, s’il n’y a pas de blessés et si les dommages sont mineurs, mettez-vous dans un endroit sécuritaire et remplissez un constat à l’amiable. Pour nous, ce document a la même valeur qu’un rapport de police, qui ne nous apporte rien de plus», indique-t-elle, ajoutant qu’avec le constat, les assureurs sont en mesure de déterminer la convention d’indemnité directe qui sera versée aux personnes concernées.