Richard Vaugeois a plaidé coupable à deux accusations relativement au Projet Pantois, vendredi.

Richard Vaugeois règle ses comptes avec la justice

TROIS-RIVIÈRES — Richard Vaugeois, cet individu de 42 ans qui avait été arrêté dans le cadre du Projet Pantois, soit le démantèlement d’un vaste réseau de trafic de cocaïne en mars dernier dans la région, a choisi de régler ses comptes avec la justice. Vaugeois, qui était soupçonné être l’un des complices de la présumée tête dirigeante de ce réseau, Chad Blanchette-Linteau, a plaidé coupable à des accusations de trafic de cocaïne par le biais de la complicité, de même qu’à une accusation de fraude.

On se souviendra que ce vaste réseau de trafic de stupéfiants avait été démantelé le 21 mars dernier, menant du même coup à l’arrestation et la mise en accusation de dix personnes, dont le barbier Chad Blanchette-Linteau condamné depuis à 18 mois d’emprisonnement en lien avec une affaire de voies de fait sur un client. La présumée tête dirigeante de ce réseau reviendra devant le tribunal le 9 octobre prochain en lien avec le trafic de stupéfiants.

Quant à Richard Vaugeois, il a plaidé coupable vendredi à deux accusations, dont une en lien avec le trafic de cocaïne, mais par le biais de la complicité. En fait, selon les faits relatés au juge Jacques Lacoursière, Vaugeois aurait accepté de prêter le chalet de son père à Chad Blanchette-Linteau à plusieurs reprises entre le 13 septembre 2018 et le 31 janvier 2019. C’est à l’intérieur de ce chalet que Blanchette-Linteau aurait procédé à la préparation de la drogue en vue de la vente.

Grâce à de la preuve amassée par écoute électronique et par des caméras placées à l’intérieur et à l’extérieur du chalet, il a été possible pour les enquêteurs de constater que Richard Vaugeois s’était retrouvé dans la même pièce au moment où la cocaïne était coupée, qu’il avait donc eu connaissance du trafic et avait mis une résidence à la disposition des présumés trafiquants afin de mener les activités de préparation.

L’homme a également plaidé coupable à une accusation de fraude, en lien avec le recel d’une remorque pour un ponton d’une valeur de plus de 5000 $.

Le procureur de la Couronne, Me Julien Beauchamp-Laliberté, et l’avocat de l’accusé, Me Jean-Sébastien Gladu, ont présenté au juge Lacoursière une suggestion commune de sentence, qui a été entérinée. Richard Vaugeois a donc été condamné à une peine de 12 mois de prison. Or, compte tenu qu’il est demeuré détenu durant l’ensemble des procédures, il restera à Vaugeois l’équivalent de 90 jours à purger, qui le seront de manière discontinue.

Par ailleurs, concernant le dossier de fraude, Richard Vaugeois écope aussi d’une peine de six mois de prison à être purgée dans la collectivité. L’homme devra par la suite se soumettre à une probation de deux ans au cours de laquelle il devra respecter de nombreuses conditions.

Bien que reconnaissant que sa participation dans ce réseau avait été moindre que celle d’autres accusés dans la même affaire, le juge Lacoursière a rappelé à l’accusé, en prononçant sa sentence, à quel point le trafic de stupéfiants était un fléau dans notre région et causait des ravages chez de nombreuses personnes, et qu’il se devait ainsi de prononcer une peine dissuasive qui enverrait un message clair.