Isabelle Bournival

Retour en cour de l'ex-dg de Saint-Élie-de-Caxton

Isabelle Bournival, l'ex-directrice générale de la municipalité de Saint-Élie-de-Caxton, était de retour en cour, vendredi au palais de justice de Shawinigan, en lien avec des présumées infractions qu'elle aurait commises contre les droits de propriété. La dame de 42 ans est en effet accusée d'avoir frauduleusement utilisé un ordinateur appartenant à la municipalité entre le 1er et le 29 mars 2016. Puis, lors d'une perquisition policière effectuée à son domicile le 21 juin 2016, elle aurait eu en sa possession un rapport confidentiel de la firme Concordia sur les relations de travail qui avait été commandé par la municipalité.
Mme Bournival, qui se défend seule, a demandé un délai pour lui permettre de prendre connaissance de la preuve qui lui a été communiquée par la Couronne, et ce, afin de bien l'analyser en vue des procédures judiciaires à venir. Sa cause a donc été reportée au 24 février. Comme lui a précisé le juge Guy Lambert, elle devra alors annoncer si elle entend avoir une enquête préliminaire ou aller directement à l'étape du procès puisqu'elle entend plaider non coupable. 
Ces accusations font suite à son départ de la municipalité le 6 mars dernier. Elle a rappelé avoir remis sa démission le 22 février plus précisément avec préavis parce qu'elle se disait victime de harcèlement psychologique de la part du maire Réjean Audet. Elle avait d'ailleurs porté plusieurs plaintes en ce sens et même envoyé une mise en demeure.  
Le procès-verbal de la municipalité en date du 6 septembre 2016 confirme qu'une résolution a été adoptée à l'issue d'une entente confidentielle intervenue entre les parties. La Municipalité avait alors accepté de verser 23 000 $ à sa directrice générale, dont 15 000 $ pour dommages moraux et 8000 $ pour frais de déplacement.
Isabelle Bournival a refusé de parler des faits de la cause. Toutefois, elle a dit envisager le processus judiciaire à venir avec résilience. «Pour moi, à la suite de l'entente avec la municipalité, la page était tournée. J'avais quitté mes fonctions pour du mieux, d'autant plus que cette affaire de harcèlement m'avait rendue très malade. Mais il semble que la page n'est pas tournée pour tout le monde», a-t-elle indiqué. Elle déplore d'ailleurs l'impact énorme qu'a eu son arrestation le 21 juin. «J'avais démissionné de mes fonctions et comme carte de remerciements de la municipalité, j'ai reçu la visite de huit policiers à ma résidence. Ce fut très difficile, car j'ai dû changer mon fils de 11 ans d'école», a-t-elle conclu.