Guy Bélanger a été acquitté mercredi au palais de justice de Shawinigan.

Recel: Guy Bélanger acquitté

Shawinigan — Le président de L. Bélanger Métal, Guy Bélanger, est acquitté d’une accusation de recel.

Le verdict du juge Jacques Lacoursière est tombé mercredi au palais de justice de Shawinigan. L’homme d’affaires était soupçonné d’avoir commis ce crime entre avril 2012 et mars 2014.

Lors du procès, un témoin travaillant pour une compagnie concurrente avait raconté que cette entreprise traite des résidus d’aluminium pour en retirer les impuretés afin de revendre le produit. Une baisse des stocks a été constatée, car un membre de l’équipe aurait volé de l’aluminium pour le vendre à Guy Bélanger par un intermédiaire.

Selon les informations rappelées dans la décision du juge Lacoursière, la plainte déposée en 2014 faisait état d’un vol de 1,9 million de livres d’aluminium. La valeur est de 1,4 million de dollars en devise américaine.

Le procès a révélé que Guy Bélanger a acheté des résidus d’aluminium durant environ deux ans. Selon l’homme qui aurait vendu l’aluminium, ce produit provenait d’une usine du Lac-Saint-Jean qui était en conflit de travail.

D’après le président du tribunal, le vol et la valeur de l’aluminium ne sont pas contestés. La poursuite devait faire la preuve qu’il y a eu recel. Le juge a aussi analysé la thèse de l’ignorance volontaire.

Le juge Lacoursière estime que l’accusé avait livré une défense plausible: les livraisons étaient effectuées en plein jour avec des véhicules identifiés. Le prix payé n’était pas déraisonnable. De plus, les informations concernant la provenance de l’aluminium (d’une usine touchée par un conflit de travail) sont une explication plausible, soutient le juge.

La défense a même ajouté durant le procès que si son client avait été un receleur, il aurait payé en argent comptant, ce qui n’a pas été le cas.

Le juge ne rejette pas totalement la thèse de la poursuite, mais ne peut mettre de côté le témoignage de l’accusé. De plus, le juge Lacoursière soutient que la poursuite n’a pas démontré que Guy Bélanger a fait preuve d’ignorance volontaire. Voilà pourquoi ce dernier a quitté le palais de justice libre comme l’air.