Stéphane Denis, Kiven Ricard et Éric Willard ont plaidé coupable, jeudi, à des accusations liés au trafic de stupéfiants.

Projet Ouest: trois autres plaidoyers de culpabilité

Trois-Rivières — Trois individus arrêtés dans le cadre du projet Ouest visant les motards criminalisés ont plaidé coupable, jeudi, à des accusations liées au trafic de stupéfiants.

Il s’agit de Stéphane Denis, Kiven Ricard et Éric Willard. Les deux premiers ont admis s’être livrés au trafic de cocaïne et méthamphétamines entre décembre 2016 et mai 2017. Le procureur de la Couronne, Me Julien Beauchamp-Laliberté a raconté que ces hommes opéraient un réseau de trafic de drogue dans la MRC de Maskinongé. Ils contrôlaient notamment une cache située à Saint-Léon-le-Grand. La drogue était livrée aux vendeurs qui se chargeaient ensuite de l’écouler.

Ils ont été condamnés à une peine de 39 mois et un jour de prison. Il s’agit là d’une suggestion commune de la poursuite et de l’avocate de la défense, Me Rachel Gagnon, qui a été entérinée par le juge David Bouchard. Toutefois, en tenant compte de la détention préventive estimée à 464 jours depuis leur arrestation en mai 2017, il leur reste deux ans moins un jour à purger à compter de maintenant.

Ils seront ensuite soumis à une probation pendant trois ans au cours de laquelle il leur sera interdit de communiquer avec 32 coaccusés du projet Ouest mais aussi toute personne ayant des antécédents judiciaires et des causes pendantes en matière de stupéfiants et de criminalité organisée.

Éric Willard a pour sa part plaidé coupable à un chef de trafic des mêmes substances pour des délits commis entre janvier 2016 et mai 2017. Dans son cas, il vendait à partir de son domicile pour le compte du réseau de Stéphane Denis et Kiven Ricard. La sentence a été reportée au 28 mai. Son avocat Me Gabriel Auger n’exclut pas la possibilité d’une suggestion commune des parties.

Notons enfin que l’ex-conjointe de Willard, Kim Bergeron a été libérée des accusations qui pesaient contre elle. Rappelons que l’Escouade régionale mixte de la Mauricie avait réalisé une frappe policière majeure le 31 mai 2017 en s’attaquant à des présumés membres d’un groupe de motards criminalisés, plus précisément les Deimos Crew.

Sur la trentaine de personnes arrêtées, les accusations ont été retirées contre 12 individus, dont le Hells Angels Paul Magnan. Six personnes ont par ailleurs déjà plaidé coupable.

Quant aux autres, certains ont demandé à avoir une enquête préliminaire. Celle-ci commencera d’ailleurs le 26 juin.

Par contre, certains dossiers semblent avancer à pas de tortue. C’est du moins ce que déplore le procureur de la Couronne. Il reproche aux prévenus et à leurs avocats de ne pas avoir encore pris position sur le mode de procès qu’ils désirent avoir, et ce, en dépit des demandes du tribunal. La cause a donc été reportée une fois de plus, cette fois-ci au 3 mai, toujours dans le but de prendre une position.