Le procès de Guy Cossette se déroule cette semaine au palais de justice de Shawinigan.

Procès de Guy Cossette: une tache de sang sur le couteau

SHAWINIGAN — L’amorce du procès de Guy Cossette, accusé d’avoir poignardé un ancien compagnon de chasse, a permis d’apprendre qu’une tache de sang humain a été trouvée sur la lame d’un couteau saisi par la police.

Ce citoyen de Saint-Roch-de-Mékinac est accusé de voies de fait graves, d’agression armée et de port d’un couteau dans un dessein dangereux. Les gestes reprochés à cet homme de 52 ans auraient été commis en octobre 2017 dans le secteur du chemin du Domaine-de-la-Colonie à Saint-Roch-de-Mékinac. Une mésentente concernant un territoire de chasse serait à l’origine de cette histoire.

Ce procès se déroule au palais de justice de Shawinigan devant le juge Raymond W. Pronovost et 12 jurés. D’entrée de jeu, la procureure de la Couronne, Me Audrey-Anne Boily, a mentionné lundi que la victime présumée dans cette affaire avait été éventrée. Un couteau avec une lame d’environ 15 centimètres serait l’arme utilisée. Selon Me Boily, les intestins de l’homme de 48 ans étaient à découvert et la vésicule biliaire a été perforée, ce qui a nécessité une intervention chirurgicale.

L’information concernant la découverte d’une tache de sang humain sur un couteau a été révélée par un technicien en scène de crime de la Sûreté du Québec. Un chandail de la victime présumée présentait une tache rougeâtre qui peut s’apparenter à du sang, sans toutefois que des tests confirment cette hypothèse. Le technicien a aussi noté qu’un gilet et une veste de chasse avaient une perforation d’une dimension variant de 3,5 à 4,5 centimètres.

Guy Cossette est représenté par Me Alexandre Biron et Me Jean-Sébastien Gladu. Ce dernier a mené le contre-interrogatoire du technicien en scène de crime de la SQ. Le technicien a affirmé que le couteau, qui a de l’usure, affichait une tache à l’extrémité de la lame, et non pas sur la totalité de celle-ci.

Un sergent de la SQ a ensuite indiqué avoir saisi un couteau à la suite des événements du 10 octobre 2017. Le couteau a été transporté dans le coffre d’une autopatrouille entre Saint-Roch-de-Mékinac et le poste de police de la SQ de Saint-Tite. C’est dans le stationnement du poste de Saint-Tite qu’une agente de la SQ a remis le couteau au sergent. Celui-ci a inséré le couteau dans un sac servant à contenir les pièces à conviction. L’étui du couteau a aussi été saisi par la police et mis sous scellé.

Ledit couteau a d’ailleurs été présenté à la cour lundi et déposé au dossier. Le policier a précisé que le couteau a été photographié par le technicien en scène de crime et que ce dernier a procédé au test pour déterminer que la tache apparaissant au bout de la lame était du sang humain. Lors du contre-interrogatoire mené par Me Gladu, le sergent a mentionné que le couteau, lors du transport entre Saint-Roch-de-Mékinac et Saint-Tite, n’avait pas été placé dans un contenant ou un sac.

Devant jury

La première journée du procès de Guy Cossette a commencé par le choix du jury. Quelque 150 personnes avaient été convoquées au palais de.justice de Shawinigan. Il a fallu près de 60 candidats pour trouver les 12 jurés. Les six femmes et les six hommes, âgés de 24 à 60 ans, ont été désignés en un peu moins de deux heures.

Le procès reprend mardi.