Gilles Guilbault

Présumé complice de René Kègle: Gilles Guilbault reste détenu

Trois-Rivières — Gilles Guilbault, l’un des présumés complices de René Kègle pour les meurtres de Jean-Christophe Gilbert et Steve Lamy, a échoué dans sa tentative de reprendre sa liberté durant les procédures judiciaires intentées contre lui.

Au terme d’une enquête pour mise en liberté provisoire, le juge Raymond W. Pronovost de la Cour supérieure a en effet conclu que sa détention était nécessaire pour assurer la protection du public et pour ne pas miner la confiance de celui-ci en l’administration de la justice.

Cette enquête a cependant été frappée d’une ordonnance de non-publication, de sorte qu’il nous est interdit de révéler le contenu de la preuve contre Gilles Guilbault et les éléments soumis par la défense à titre de garanties notamment.

À ce stade des procédures, il revenait à Gilles Guilbault de prouver que sa détention n’était pas nécessaire pour assurer sa présence devant le tribunal, pour protéger le public et ne pas miner la confiance du public en l’administration de la justice.

Le juge a noté que le suspect a certes offert des garanties importantes mais aussi que les gestes posés sont graves, sans compter les circonstances dans lesquelles ils ont été commis. Celui-ci n’a d’ailleurs pas réussi à prouver qu’il n’y avait pas de probabilité qu’il commette une autre infraction ou qu’il nuise à l’administration de la justice. À titre d’exemple, le juge a rappelé qu’après avoir participé au premier événement lié au meurtre de Jean-Christophe Gilbert, le prévenu aurait aussi été impliqué dans celui de Steve Lamy.

Rappelons à ce sujet que Gilles Guilbault est accusé du meurtre au second degré de Jean-Christophe Gilbert le 2 octobre 2018, d’avoir braqué une arme à feu sur lui, de voies de fait armées, menaces de mort et de complicité après le fait. Il est également accusé de complicité après le fait du meurtre de Steve Lamy le 8 octobre, d’introduction par effraction dans sa résidence et de vol.

En tenant compte de ses nombreux antécédents judiciaires, le tribunal conclut: «De plus, l’accusation paraît fondée, l’infraction est grave, les circonstances entourant sa perpétration sont étonnantes et il y a eu usage d’arme à feu. S’il est reconnu coupable, le requérant est susceptible d’une longue peine de prison. Remettre le requérant en liberté minerait la confiance du public en l’administration de la justice», peut-on lire dans la décision.

Rappelons que d’autres coaccusés dans ces deux meurtres, Noémie Morin, Mauricio Peralta Severino et Shanny Haley, ont pu bénéficier d’une remise en liberté sous conditions durant les procédures. Ils n’avaient cependant aucun antécédent judiciaire.