Alexis Vadeboncoeur

Possession de stupéfiants: Alexis Vadeboncoeur demeure détenu

Alexis Vadeboncoeur a comparu, vendredi, au palais de justice de Trois-Rivières où il a formellement été accusé de possession de cannabis et possession de méthamphétamine.
À la lumière des faits qui lui sont reprochés et des ses antécédents, le procureur de la Couronne Me Jean-Marc Poirier s'est évidemment objecté à sa remise en liberté. L'avocat de Vadeboncoeur, Me René Duval, a donc demandé de reporter l'enquête sur caution au mardi 29 août. 
Plus tard, il a expliqué que cette enquête risquerait d'être courte puisque sa libération conditionnelle aurait été révoquée par la Commission des libérations conditionnelles. 
Rappelons que le jeune homme, qui avait l'objet d'une arrestation musclée en février 2013, avait été condamné à purger une peine de quatre ans et demi de prison après avoir plaidé coupable, le 3 avril 2014, à une série d'accusations. 
On comptait notamment deux vols qualifiés commis dans la même pharmacie du boulevard des Récollets à Trois-Rivières, une entrave au travail des policiers lors de sa première arrestation, une introduction par effraction dans une résidence et des bris d'engagement, ce qui inclut une cavale qui avait duré deux mois après avoir fui un centre de thérapie. 
En mars dernier, il avait été libéré d'office après avoir purgé les deux tiers de sa peine. Toutefois, de sévères conditions lui avaient été imposées, dont l'interdiction de consommer drogue et alcool et de se rendre dans les bars. Il devait aussi respecter un couvre-feu entre 23 h et 6 h sauf pour des raisons de travail. Il devait fournir toute l'information financière requise à son agent de surveillance. Il devait également suivre un programme de traitement en matière de toxicomanie. Enfin, il lui était interdit de rencontrer ou de communiquer avec toute personne qui a un casier judiciaire et qui est reliée au milieu de la drogue.
Or, le 24 juillet dernier, les policiers de Trois-Rivières ont dû se rendre au bureau des libérations conditionnelles à la demande de l'agent de surveillance de Vadeboncoeur. Il venait de constater que le jeune homme avait brisé l'une de ses conditions de libération dont la nature exacte n'a pas encore été rendue publique. C'est pourquoi les forces de l'ordre l'ont arrêté. Lors de la fouille qui a suivi, ils ont retrouvé sur lui du cannabis et de la méthamphétamine. Du même coup, ces présumés délits ont tous eu pour effet de le ramener immédiatement derrière les barreaux pour continuer à purger sa peine. 
Pour l'instant, il n'a pas été possible de savoir si, dans l'éventualité où sa libération conditionnelle est bel et bien révoquée, il devra purger la totalité de la peine restante et rester en prison jusqu'à l'automne 2018. Me Duval a rappelé que son client vient d'être accusé d'infractions portées par voie de procédure sommaire. «On parle donc ici de crimes plus mineurs», a-t-il mentionné. 
Par ailleurs, on sait que Vadeboncoeur a intenté une poursuite civile de 2,3 M$ contre les quatre policiers qui ont procédé à son arrestation en février 2013. Celle-ci suit toujours son cours. Aux dires de Me Duval, rien ne peut l'affecter même si Vadeboncoeur est accusé de nouveaux délits. «Il faut se rappeler que les événements qui sont à l'origine de la poursuite sont antérieurs. Les délits actuels ne peuvent justifier les gestes posés par les policiers en février 2013», a-t-il précisé. 
Et toujours selon lui, même si trois des quatre policiers ont été acquittés, les instances criminelles et civiles demeurent distinctes.