Pornographie juvénile: Joachim Béland plaide coupable

Alors que son procès pour leurre et des crimes de pornographie juvénile venait de commencer, Joachim Béland a finalement décidé de plaider coupable à des accusations portées contre lui.
L'individu de Trois-Rivières, qui est âgé de 60 ans, a en effet disposé de ses dossiers, mardi, devant la juge Micheline Paradis en admettant avoir commis un leurre et d'avoir produit du matériel de pornographie juvénile dans le cadre de ses communications avec la présumée victime.
Il avait été arrêté en juillet 2014 par les policiers de la Sûreté du Québec lors d'une perquisition à sa résidence. Du matériel informatique avait alors été saisi pour analyse. 
Mardi, lors du plaidoyer de culpabilité, le procureur de la Couronne, Me Jean-Marc Poirier, avait déjà commencé à présenter sa preuve avec l'audition d'un premier témoin, soit un enquêteur du module de cybercriminalité de la Sûreté du Québec.
Ce dernier avait expliqué que dans le cadre de son travail d'infiltration virtuelle, il avait créé sur les réseaux sociaux le profil d'une adolescente de 14 ans. Le 24 janvier 2014, le prévenu Joachim Béland avait donc contacté celle-ci sans savoir qu'il s'agissait d'un policier. 
Au cours de la conversation qui avait suivi sur le réseau Skype, il avait notamment dit vouloir lui montrer son pénis en érection et lui avait même proposé de lui donner 20 $ si elle acceptait de le masturber.
Conscient qu'elle était mineure, il disait fantasmer sur le fait de voir de petites mains sur son pénis tout en sachant que c'était illégal et qu'il risquait d'aller en prison. Dès lors, des démarches avaient été entreprises par les policiers pour localiser l'individu via son adresse IP, ce qui avait conduit à son arrestation. 
Les autres policiers appelés par la Couronne n'ont pas eu besoin de se présenter devant le tribunal pour témoigner au procès. Joachim Béland a en effet changé d'avis et accepté de plaider coupable aux chefs de leurre et production de pornographie juvénile par voie de déclaration sommaire. La peine minimale est de six mois sur le second chef.
Les discussions entre la Couronne et l'avocat de la défense, Me Pierre Spain, ont ensuite donné lieu à une suggestion commune de sentence. Elle sera présentée au tribunal ce jeudi au palais de justice de Trois-Rivières.
La proposition consiste en une peine de neuf mois de prison, suivie d'une probation de trois ans avec un suivi pendant 18 mois et l'obligation de se soumettre à tout cheminement thérapeutique en lien avec une problématique sexuelle. Notons que Joachim Béland n'a aucun antécédent judiciaire.