Pornographie juvénile: Jean-Claude Dubois cité à subir un procès

Trois-Rivières — Jean-Claude Dubois, cet individu arrêté en décembre 2016 pour des crimes de pornographie juvénile, vient d’être cité à subir un procès sur tous les chefs portés contre lui.

Sans avocat pour le représenter, l’individu, qui est maintenant domicilié à Plessisville, a même demandé d’être jugé par un jury devant la Cour supérieure.

Dans cette affaire, le processus judiciaire s’est étiré en raison de ses fréquents changements d’avocats notamment.

Mercredi, il était de retour devant le tribunal au stade de son enquête préliminaire assignée mais sans avocat pour assurer sa défense. À ce sujet, il a indiqué au juge Jacques Trudel qu’il ne voulait pas d’avocat de toute façon parce qu’il ne leur faisait pas confiance.

Il a réclamé le droit de voir les fichiers de pornographie juvénile qui ont été saisis dans ses ordinateurs, tout particulièrement les 94 qu’il aurait téléversés et qui ont donné lieu à l’émission d’un mandat d’arrestation contre lui en décembre 2016.

Il a d’ailleurs maugréé contre le travail des policiers, a soulevé la thèse du complot contre lui et parlé de piratage informatique.

La procureure de la Couronne, Me Catherine Lacoursière, a clairement fait savoir qu’elle était prête à procéder dans cette enquête préliminaire et qu’elle avait d’ailleurs assigné trois policiers pour témoigner. Elle a rappelé que toute la preuve lui avait été remise sauf évidemment les fichiers en question puisqu’ils constituent du matériel illégal.

Compte tenu de son droit à une défense pleine et entière et de l’absence d’un avocat pour la représenter, le juge Trudel a accepté qu’il puisse voir les fichiers en question dans le cadre d’une audience à huis clos.

Le suspect a ensuite persisté à nier qu’il s’agissait de pornographie juvénile. Au terme de cette audience, il a donc été cité à subir un procès. Le juge a par ailleurs pris soin de lui conseiller fortement de se trouver un avocat pour le représenter.

Rappelons qu’il avait été arrêté en décembre 2016 à son domicile de Trois-Rivières par les enquêteurs des crimes majeurs de la Sûreté du Québec et accusé de possession, de distribution et d’avoir accédé à de la pornographie juvénile.

Pas moins de 5000 fichiers de pornographie juvénile ont été retrouvés dans deux ordinateurs.

L’enquête avait été initiée à la suite d’un signalement fait par Google sur le téléversement de fichiers illicites.