On voit ici Rémy Munger lors de sa comparution en décembre 2012 au palais de justice de Trois-Rivières.

Pornographie juvénile et leurre: 12 mois de prison pour Rémy Munger

Rémy Munger, un homme de 53 ans de Louiseville, devra purger 12 mois de prison ferme pour des crimes de pornographie juvénile et des leurres envers des adolescentes.
Il s'agit d'ailleurs de la peine minimale prévue par la loi pour des délits de cette nature. La Couronne, représentée par Me Julie Forget, avait suggéré une peine de 18 mois mais le juge Guy Lambert a conclu, vendredi, que 12 mois seraient suffisants compte tenu des circonstances de cette affaire, approuvant du même coup la demande de l'avocat de la défense, Me Pierre Spain. 
Rappelons que les événements qui sont reprochés à Munger se sont déroulés entre décembre 2009 et décembre 2012. Il a distribué, produit et accédé à du matériel pornographique juvénile en plus d'en avoir en sa possession. Lors de son arrestation le 5 décembre 2012, les policiers ont retrouvé dans ses ordinateurs 32 fichiers de pornographie juvénile et 46 communications portant sur ce sujet. 
Il a aussi communiqué avec quatre jeunes filles âgées de 12 et 14 ans dans un but sexuel, d'où les accusations de leurre. Parmi ces victimes, on comptait un agent d'infiltration du Module d'enquête sur l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet. C'est d'ailleurs les propos tenus par Munger à ce policier qui ont conduit à son arrestation. 
En novembre 2012, dans le cadre de son travail, le policier s'était en effet fait passer pour une mineure de 14 ans sur un réseau de clavardage. En moins d'une minute, Munger était entré en contact avec la supposée mineure sans cacher son âge. Il avait alors 48 ans. Il disait n'avoir aucun problème avec l'âge de la prétendue jeune fille et fantasmer sur des relations sexuelles avec des filles de peu d'expérience. Lors d'une autre séance de clavardage, il lui avait même proposé de passer le week-end avec lui à sa résidence ou dans un motel afin notamment d'avoir des échanges sexuels avec elle. 
Le juge a tenu compte des facteurs aggravants liés à ces délits, notamment le fait qu'ils ont été commis à plusieurs reprises. Toutefois, il a aussi pris en considération les facteurs atténuants. D'une part, Munger a dit regretter les gestes. Il a mentionné qu'il ne croyait pas que ses crimes pouvaient être aussi graves puisqu'ils étaient virtuels. 
D'autre part, il n'est pas considéré comme un pédophile par le sexologue qui l'a évalué. Il a eu une jeunesse très difficile, il a lui-même été victime d'abus et il a toujours été un actif pour la société. Enfin, il n'a qu'un seul antécédent judiciaire: il s'agit d'un vol qui remonte à 1985.
Pour toutes ces raisons, il devra purger 12 mois de prison. Il sera également sous probation pendant trois ans avec un suivi de deux ans. Il devra entreprendre et compléter une thérapie concernant sa problématique sexuelle. Il lui sera interdit de se trouver en présence de jeunes de moins de 16 ans sauf s'il est accompagné d'un adulte. Et pendant cinq ans, il ne pourra pas se rendre dans des lieux publics comme des parcs et des terrains d'école ou occuper un emploi le mettant en présence de jeunes de moins de 16 ans. Finalement, il sera inscrit au Registre des délinquants sexuels à vie.