Richard Auger lors de son arrestation.

Pornographie juvénile: Auger reviendra en cour le 3 février

La cause de Richard Auger, cet individu que la Couronne voudrait faire déclarer délinquant à contrôler, a été reportée au 3 février.
À la lumière de l'évaluation sur la dangerosité réalisée par le psychiatre Louis Morissette, le juge Guy Lambert souhaite lui poser des questions pour éclaircir certains points de son rapport. Comme le médecin ne s'est pas présenté en cour mardi dans le cadre des plaidoiries sur sentence, le juge a ordonné qu'il soit disponible le 3 février pour une visio-conférence. 
Dans son rapport, le Dr Morissette note que Richard Auger pourrait représenter un risque assumable pour la société en autant qu'il complète la thérapie de six mois offerte par la prison de  Percé, spécialisée dans la délinquance sexuelle, et qu'il bénéficie ensuite d'un suivi par le biais d'une probation de trois ans. Le hic est que l'individu ne serait pas admissible à cette thérapie à Percé entre autres parce ses plus récents crimes sont uniquement reliés à de la pornographie juvénile et non à des agressions sexuelles avec des victimes directes. Qui plus est, la peine devra être d'au moins 12 mois pour avoir droit à cette thérapie compte tenu de la période d'admissibilité à une libération conditionnelle. Le juge veut donc s'entretenir avec le psychiatre pour évaluer toutes les possibilités qui s'offrent dans le cas de Richard Auger avant de prononcer une sentence et de déterminer si oui ou non il peut être déclaré délinquant à contrôler. 
Rappelons que Richard Auger, 56 ans, a plaidé coupable en avril dernier à des accusations de possession et de production de pornographie juvénile pour des faits survenus en 2015. Le procureur de la Couronne, Me Jean-Marc Poirier, avait fait savoir dès le début qu'il voulait le faire déclarer délinquant à contrôler. Il se basait sur un rapport dans lequel le risque de récidive était évalué comme étant modéré à élevé. En plus, l'individu compte trois antécédents judiciaires en matière d'agression sexuelle. Il a déjà été condamné dans le passé à 10 mois de prison et à une probation de deux ans pour une agression sexuelle commise en 2010. Il a aussi écopé d'une sentence suspendue pour le même type de crime perpétré en 2008. Il s'est également livré à des attouchements sexuels en 1989. 
En septembre 2016, il avait donc été envoyé subir auprès du Dr Morissette cette évaluation portant sur son niveau de dangerosité. L'avocate de la défense Me Alex Lemay s'était opposée au renvoi en rappelant que son client avait plaidé coupable à des crimes qui ne sont pas parmi les plus graves. Encore mardi, elle a déploré le nouveau délai dans cette affaire, en rappelant que son client était incarcéré depuis novembre 2015.
Richard Auger avait été repéré par Google pour avoir mis en ligne un fichier illicite. Dès lors, un signalement avait été fait aux autorités policières, ce qui avait donné lieu à une perquisition à son domicile de Trois-Rivières le 18 novembre 2015 et du même coup à son arrestation. Les policiers avaient alors saisi 288 fichiers. Il s'agit de ceux qui sont admis par Auger car la Couronne soutient que ce nombre serait plus élevé.