Plusieurs chefs d’accusation pour violence conjugale

Trois-Rivières — L’homme de 45 ans qui a forcé un important déploiement policier jeudi dans le secteur Pointe-du-Lac à Trois-Rivières a été accusé de multiples chefs d’accusation vendredi relativement à de la violence conjugale.

L’individu, dont l’identité n’est pas divulguée pour ne pas identifier la victime et ses enfants, aurait commis plusieurs gestes violents à l’endroit de sa conjointe de 2002 à 2018. 

L’homme est notamment accusé de voies de fait armées, de voies de fait ainsi que d’avoir causé des lésions corporelles. Il aurait entre autres utilisé contre sa victime un bâton de baseball, une carabine à plomb, un couteau et d’autres objets. 

Il est aussi accusé d’avoir à plusieurs reprises harcelé la victime en plus de proférer des menaces de mort à son endroit.

Par ailleurs, l’homme est accusé d’avoir mal entreposé ses armes à feu en plus d’avoir en sa possession une arbalète alors qu’il n’avait pas le permis requis. De plus, les policiers ont découvert sur place un pistolet à impulsions électriques, ce qui est une arme prohibée. Toutes ces accusations s’ajoutent à un bris d’engagement qui demandait de ne pas troubler la paix. 

L’arrestation de cet homme a eu lieu à la suite d’une plainte déposée auprès de la Sûreté du Québec. Ceux-ci ont alors demandé l’assistance jeudi de la police de Trois-Rivières pour arrêter l’homme visé par la plainte. Sachant qu’il y avait potentiellement des armes à l’intérieur de sa résidence, les policiers étaient nombreux à se rendre sur place et certains d’entre eux étaient lourdement armés. Un périmètre de sécurité avait aussi été érigé. 

«Après quelques discussions entre les policiers et le suspect, celui-ci est sorti de son domicile et s’est livré», explique le sergent Luc Mongrain, porte-parole de la police de Trois-Rivières. 

Le juge a ordonné que l’homme soit détenu au moins jusqu’à son retour devant le tribunal, le 30 janvier prochain. Il lui est de plus interdit de communiquer avec la victime et ses enfants.