Deux hommes ont été arrêtés pour avoir été trouvés en possession de plants et de boutures de cannabis ainsi que d'un motocross volé.

Plus de peur que de mal pour un kayakiste à Lac-aux-Sables

Après une nuit d'angoisse pour ses proches, un kayakiste de Lac-aux-Sables, Jonathan Roy, qui n'était pas entré à l'heure prévue lundi soir, fut retrouvé sain et sauf mardi matin dans un champ de la municipalité, par l'hélicoptère de la Sûreté du Québec, à environ 250 mètres de la rive. En bonne santé, mais ayant peu dormi, l'homme de 23 ans fut reconduit à la résidence familiale située tout près du lieu de sa découverte.
Selon les informations obtenues par les enquêteurs de la SQ, le kayakiste se serait perdu sur la rivière, sans avoir plus de détails. «Il disait qu'il ne se retrouvait pas. Il était vraiment dans un champ. Peut-être a-t-il été surpris par de petites rapides», rapporte l'agente d'information, Annie Thibodeau.
Sa mère l'avait déposé lundi matin, à 8 h, au point de départ de son excursion. C'est en voyant qu'il tardait à rentrer en soirée qu'elle a alerté les forces policières pour signaler sa disparition. Les recherches ont alors été enclenchées sous le coup de 21 h 40 aux abords de la rivière Batiscan. Une quinzaine de patrouilleurs, enquêteurs et spécialistes en recherche auront été mis à contribution pour tenter de localiser le kayakiste. De plus, l'hélicoptère aura survolé les lieux deux fois durant la nuit avant d'avoir la main heureuse mardi matin, vers 8 h 30.
«Jusqu'au petit matin, les recherches n'ont pas arrêté dans les endroits qui nous étaient accessibles, à la noirceur», poursuit la sergente Thibodeau.
Celle-ci a pu apprendre que Jonathan Roy n'était pas un kayakiste de longue date. «Il aurait commencé à faire ça à la fin du printemps, au début de l'été», a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, la porte-parole de la SQ se demande pourquoi il n'a pas voulu s'aventurer pour essayer de trouver une maison. «On n'est pas dans sa tête. Il ne semblait pas avoir de moyens de communication avec lui non plus», confie Mme Thibodeau.
Cette dernière veut toutefois profiter de cette mésaventure pour prodiguer certains conseils. «L'histoire finit bien. Mais quand quelqu'un s'en va comme ça, surtout qu'il était seul, si les gens n'ont pas de cellulaire, peut-être avoir une fusée de détresse, un sifflet, quelque chose pour pouvoir attirer l'attention, et des provisions d'eau», a-t-elle conclu.