Michel Pronovost

Peine de 15 mois d’emprisonnement pour contact sexuel sur une mineure

Shawinigan — Michel Pronovost vient de recevoir une peine d’emprisonnement de 15 mois pour un geste à caractère sexuel commis sur une fillette.

Le juge David Bouchard a rendu cette sentence vendredi au palais de justice de Shawinigan. Pronovost, un citoyen de Shawinigan, avait reconnu sa culpabilité en avril dernier à une accusation de contact sexuel. À une reprise, il a léché le pubis de la fillette qui avait 4 ans au moment des faits.

Selon le président du tribunal, le geste commis par cet homme de 41 ans est une atteinte à l’intégrité de la victime. En consultant différents rapports d’experts ayant rencontré l’individu, le juge a déclaré que Pronovost semble banaliser son geste et rejette la faute de celui-ci sur sa consommation d’alcool et sur un épisode de somnambulisme. De plus, l’homme présente un risque modéré de récidive et est considéré comme étant impulsif et instable.

«Vous êtes moralement responsable des gestes posés et vous devez assumer la responsabilité de ces gestes», a tranché le juge Bouchard.

Ce dernier a souligné que la victime a subi des séquelles à cause de ces gestes, notamment de la crainte et une perte d’estime de soi. La protection des enfants est une valeur sociétale importante, rappelle le juge Bouchard, en soulignant que les enfants sont vulnérables et que les adultes doivent avoir un comportement responsable.

Toutefois, le crime commis par Michel Pronovost se situe dans l’échelle la plus basse en la matière. Même s’il a des antécédents judiciaires de vol, de complot pour vol et d’introduction par effraction, Pronovost n’a aucun antécédent de crime sexuel. Le juge Bouchard a mis dans la colonne des facteurs atténuants le fait qu’il a plaidé coupable et qu’il a collaboré avec les autorités.

La défense proposait que Pronovost purge de façon discontinue une peine d’emprisonnement de 90 jours, alors que la poursuite suggérait au juge une peine variant de 15 à 18 mois. Le juge a finalement tranché pour une peine de 15 mois de prison assortie d’une probation de trois ans. À sa sortie de prison, Pronovost devra respecter une période de suivi de deux ans et devra entreprendre toute thérapie recommandée par son agent de probation.

Il lui est interdit de communiquer avec la victime et ne peut posséder d’arme à feu durant 10 ans. Il devra fournir un échantillon d’ADN et son nom sera inscrit au registre des délinquants sexuels pour 20 ans.

Une peine insuffisante

Rencontrés à la sortie de la salle de cour, des proches de la victime ont affirmé être quelque peu déçus de la sentence prononcée par le juge David Bouchard.

«On s’attendait à 15 mois, mais plus, ça aurait été mieux, considérant ce qu’il a fait et les dommages subis par la fillette», confie une personne de l’entourage de la victime.

«Ça aurait valu plus que 15 mois, ajoute une autre personne. Et on n’a pas entendu le juge lui interdire de se trouver en présence d’enfants. Il faut qu’il se fasse soigner.»