Paul Morin condamné à un an de prison

Trois-Rivières — Paul Morin, un homme de 46 ans de Saint-Édouard-de-Maskinongé, a été condamné à purger un an de prison pour avoir produit du cannabis entre 2012 et 2015.

Lors d’une perquisition policière effectuée le 23 septembre 2015 dans le cadre de l’opération Cisaille, les policiers avaient retrouvé sur une terre à bois lui appartenant 96 plants de cannabis, trois autres dans sa chambre, 57 kilogrammes de cannabis, 24,5 kilogrammes de cannabis en séchage, 685 grammes de résine de cannabis, 2 kilogrammes de marijuana ensachée pour la vente immédiate et 14 010 $ en argent comptant. Morin et sa conjointe, Stéphanie Michaud, avaient tous les deux été arrêtés et accusés de production de cannabis et possession de stupéfiants pour fins de trafic. Ils avaient par la suite été cités à subir un procès.

Or, lors du retour de Morin devant le tribunal vendredi, il a décidé de plaider coupable aux accusations liées à la production de stupéfiants et la possession pour fins de trafic. Il y a par ailleurs eu des arrêts de procédures sur celles de recel et d’entreposage négligent d’une arme. Quant à sa conjointe, elle a été acquittée de tous les chefs portés contre elle.

Les discussions effectuées entre le procureur de la Couronne, Me Éric Boudreau, et l’avocate de la défense, Me Pénélope Provencher, ont donné lieu à une suggestion commune de sentence qui a été entérinée par le juge David Bouchard. Ainsi, Paul Morin, un homme sans antécédent judiciaire, devra purger une sentence de 12 mois de prison et par la suite respecter une probation pendant un an pour ses délits. Il lui sera également interdit d’avoir des armes pendant dix ans. 

Rappelons que les policiers avaient repéré pour la première fois 185 plants sur une terre lui appartenant lors d’un vol en hélicoptère en 2014. Les plants avaient été éradiqués par les policiers mais aucune accusation n’avait alors pu être portée. 

Puis, en 2015, les policiers avaient encore découvert des plants sur la même terre. Cette fois-ci, il y en avait 96. Les enquêteurs avaient donc installé des caméras sur place pour coincer le fautif. Effectivement, Paul Morin avait été filmé peu de temps après en train de s’occuper de sa plantation. Des mandats de perquisition avaient ensuite été émis pour sa propriété, ce qui avait permis de retrouver les stupéfiants et l’argent. 

Lorsqu’il a été arrêté, Morin avait avoué ses crimes aux policiers notamment le fait qu’il avait commencé à cultiver du cannabis à l’été 2013, à raison de 20 plants, pour sa consommation personnelle. En 2014, il en avait planté 185 et 2015, 96.