Patrice Hamelin plaide coupable à des délits sexuels

SHAWINIGAN — Patrice Hamelin de Shawinigan a disposé de ses dossiers, mercredi, au palais de justice, en plaidant coupable des infractions de nature sexuelle commises sur quatre mineures.

L’individu, qui est défendu par Me Audrey Bachand, a admis s’être livré à du voyeurisme en 2014, à du leurre informatique en 2016 et à des attouchements sexuels en 2018 et par le fait même d’avoir brisé les conditions de sa remise en liberté résultant de sa première arrestation. Il devait notamment garder la paix, avoir une bonne conduite et aviser les autorités de ses changements d’adresse, ce qu’il a omis de faire.

Les premiers délits sexuels remontent à 2014. Comme l’a expliqué le procureur de la Couronne, Me Louis-Philippe Desjardins, il avait placé son cellulaire en mode vidéo dans la chambre d’une fillette de 10 ans afin de la filmer lorsqu’elle enlèverait ses vêtements. Or, la petite a aperçu l’appareil avant qu’il ne soit trop tard.

En 2016, Patrice Hamelin s’est ensuite livré à du leurre informatique avec une adolescente de 14 ans. Par le biais des réseaux sociaux, il lui a exhibé son pénis en lui demandant de se déshabiller à son tour et de lui envoyer des photos explicites d’elle.

Enfin, en décembre 2018, il a récidivé en se livrant cette fois-ci à des attouchements sur deux fillettes âgées de 9 et 11 ans qui dormaient dans la résidence où il se trouvait. Il a touché les fesses, les seins et les vulves des enfants par-dessus et par-dessous leurs vêtements.

La juge Guylaine Tremblay a ordonné qu’un rapport présentenciel et une évaluation sexologique soient confectionnés pour guider le tribunal sur la peine à prononcer. Uniquement en matière de leurre, la loi prévoit une peine minimale de six mois de prison. Me Desjardins n’a pas caché qu’il envisageait de demander des peines consécutives pour chaque chef d’accusation.

Les plaidoiries sur sentence ont été fixées au 5 juin.