Chad Blanchette-Linteau

Pas d’arrêt de procédures pour Chad Blanchette-Linteau

Trois-Rivières — Chad Blanchette-Linteau a échoué dans sa tentative d’obtenir un arrêt des procédures dans les accusations de voies de fait portées contre lui pour avoir tabassé un client de son salon de barbier et lui avoir infligé des lésions corporelles.

Dans cette cause, le procès a déjà eu lieu et un jugement devrait être rendu le 5 juillet. Rappelons que les événements seraient survenus le 27 septembre 2017 au salon Jack McGurn Barbier sur la rue Saint-Georges à Trois-Rivières. Le client, un homme de race noire, s’y était présenté pour se faire couper les cheveux. Il n’aurait cependant pas aimé le travail effectué par Chad Blanchette-Linteau lui demandant à quelques reprises de faire des modifications. Le barbier aurait alors pété les plombs et lui aurait ensuite asséné des coups de poing au point de lui infliger des lésions corporelles.

Parallèlement à la tenue du procès, l’avocat de la défense, Me David Edmunds, avait cependant déposé au début des procédures plusieurs requêtes visant à obtenir un arrêt des procédures pour non-divulgation de la preuve, divulgation tardive et abus de procédures. Dans ces requêtes, il alléguait que le procureur de la Couronne, Me Jean-Marc Poirier, avait failli à son obligation de lui transmettre toute la preuve dont il disposait, tout particulier en ce qui concerne un prétendu appel 911 qui aurait été logé par la victime. Ce sont ses propres recherches qui lui auraient appris l’existence d’un tel appel aux policiers.

Selon le juge Jacques Trudel, ce débat résulte en partie de plusieurs quiproquos, entre un appel 911, un appel 811 et un appel dit général au poste de police et surtout sur l’information donnée par les représentants du greffe de la Ville de Trois-Rivières à Me Edmunds.

Le Tribunal a conclu que Me Poirier ignorait bel et bien l’existence de tout appel de la présumée victime auprès du corps de police, et ce jusqu’à ce que Me Edmunds l’en informe en décembre 2018. La preuve a aussi révélé qu’il n’y a pas eu d’appel 911 mais plutôt un appel général et qu’à la suite des démarches insistantes de Me Edmunds, Me Poirier avait communiqué le contenu de cet appel dès qu’il l’avait obtenu. En ce sens, le juge estime qu’il n’y a pas eu violation des droits du suspect et un abus de procédures.

Notons par ailleurs que Chad Blanchette-Linteau est présentement incarcéré mais dans un autre dossier, soit celui relié à un réseau de trafiquants de stupéfiants démantelé en mars dernier et dont il serait la tête dirigeante.