Opération contre le proxénétisme à Trois-Rivières: un homme d'affaires arrêté

Trois-Rivieres — Un homme d’affaires de Trois-Rivières, qui avait bénéficié dans le passé d’une absolution conditionnelle pour des gestes de voyeurisme, vient de nouveau d’être arrêté, cette fois-ci pour proxénétisme.

Le suspect est Donald Richer, 43 ans. Il a été arrêté cette semaine dans le cadre d’une opération menée par l’Équipe des enquêtes sur les crimes majeurs de Trois-Rivières, en collaboration avec la Direction de la police de Trois-Rivières et l’Équipe intégrée de lutte contre le proxénétisme (EILP.)

Il a comparu brièvement au palais de justice de Trois-Rivières où il a été formellement accusé de leurre et d’obtention de services sexuels moyennant rétribution d’une personne âgée de moins de 18 ans. Les délits auraient été commis le 19 décembre. Selon ce que l’accusation révèle, il aurait voulu obtenir les services sexuels d’une adolescente via Internet alors que dans les faits, il s’agissait d’une policière.

Représenté par Me Alexandre Biron, il a pu recouvrer sa liberté mais sous conditions pour la durée des procédures judiciaires. Il lui sera notamment interdit de se trouver en présence de jeunes de moins de 18 ans et d’utiliser Internet pour communiquer avec des mineurs. Son dossier a été reporté au 20 janvier.

Le suspect n’est pas le seul à avoir été arrêté dans le cadre de cette opération contre le proxénétisme. En effet, les policiers ont arrêté cinq autres hommes âgés entre 21 et 43 ans. Ils comparaîtront ultérieurement pour faire à face à des accusations similaires.

Selon ce que Le Nouvelliste a pu apprendre, les policiers ont mené plusieurs interventions les 18 et 19 décembre dans un établissement hôtelier de Trois-Rivières visant spécifiquement des clients tentant d’acheter les services sexuels de personnes de moins de 18 ans. Soulignons que ce type d’opération a également pour but de recueillir des informations afin de soustraire les victimes sous le joug de proxénètes et cibler ces derniers en vue de les traduire en justice.

En ce qui concerne Donald Richer, il avait utilisé son cellulaire il y a quelques années pour observer deux adolescentes alors qu’elles prenaient leur douche ou se trouvaient dans une salle de bain. Il était monté sur une chaise à l’extérieur de la salle de bain et avait réussi à glisser son appareil dans une ouverture du plafond et regarder les victimes à leur insu.

C’est l’une des victimes qui avait aperçu l’appareil au plafond, ce qui avait plus tard donné lieu à une plainte criminelle. Or, sa réussite professionnelle et son absence d’antécédents criminels entre autres lui avaient valu une absolution conditionnelle.