Joffrey Durand Simard avait été arrêté en même temps que Valérie Robichaud dans le cadre d'une saisie record de GHB le 10 août 2016. La police avait retrouvé dans l'appartement de la femme 9,6 litres de GHB. La drogue avait été dissimulée dans 18 bouteilles d'eau Eska dont le bouchon avait été scellé. Il s'agissait d'une première au Québec. Robichaud avait alors écopé d'une peine de près de 40 mois pour le trafic de cette drogue et d'autres substances.

Onze mois de prison pour trafic de cocaïne

Joffrey Durand Simard a écopé d'une peine de 11 mois de prison pour trafic et possession de cocaïne.
Lors de son retour devant le tribunal jeudi, il a en effet disposé de ses dossiers en compagnie de son avocat, Me Gabriel D. Auger. 
Il a ainsi reconnu avoir eu en sa possession de la cocaïne, soit 1,82 gramme le 23 octobre 2015. Il avait alors été arrêté par les policiers dans le stationnement du bar Le Scrabble. 
Il a aussi plaidé coupable à des chefs de trafic de cocaïne entre juin et août 2016, possession d'argent provenant de ses activités criminelles et bris de promesse. Quant aux accusations en lien avec la possession de GHB et de méthamphétamine qui pesaient contre lui, il a bénéficié d'un acquittement. 
Rappelons qu'il avait été arrêté en même temps que Valérie Robichaud dans le cadre d'une saisie record de GHB le 10 août 2016. La police avait en effet retrouvé dans l'appartement de la femme sur la rue Saint-Georges à Trois-Rivières 9,6 litres de GHB.
La drogue avait été dissimulée dans 18 bouteilles d'eau Eska dont le bouchon avait été scellé. Il s'agissait d'une première au Québec. Robichaud avait écopé d'une peine de près de 40 mois pour le trafic de cette drogue et d'autres substances.
Des accusations avaient été portées contre Joffrey Durand Simard en lien avec le GHB mais tel que l'a expliqué la procureure de la Couronne, Me Julie Forget, il n'était pas impliqué dans la vente de GHB.
Certes, il habitait chez Valérie Robichaud depuis deux mois mais cette dernière était la seule à trafiquer la puissante drogue. Durand Simard vendait plutôt de la cocaïne. Lors de la frappe, les policiers avaient d'ailleurs retrouvé en sa possession environ 11 grammes de cocaïne, 950 $ en argent, des sachets, une balance, une carabine à plombs et du poivre de Cayenne. 
Son avocat, Me Auger, a pour sa part admis que le logement en question était une plaque tournante pour la vente de GHB mais que c'était aussi un lieu de consommation. En ce sens, il a précisé que son client avait un grave problème de dépendance aux stupéfiants, notamment au GHB. Alors qu'une dose dite normale est de 10 ml, Durand Simard en consommait 75 ml par jour. Pour lui, il s'agit d'un facteur atténuant que le juge doit prendre en considération. 
À la suite de cette arrestation, le jeune homme de 21 ans avait suivi une thérapie de deux mois. Or, peu de temps après avoir complété la thérapie, il avait été retrouvé intoxiqué dans un taxi avec plus de 13 grammes de cocaïne d'où le dépôt de nouvelles accusations pour possession de stupéfiants et bris d'engagement. 
Pour toutes ces infractions, la Couronne a donc réclamé une peine de 12 mois alors que la défense a plutôt suggéré huit mois en rappelant que le prévenu était jeune, qu'il avait des projets mais qu'il devait régler évidemment une problématique de dépendance. 
Le juge Jacques Trudel a finalement tenu compte de son plaidoyer de culpabilité, de son absence d'antécédents judiciaires significatifs mais aussi de la récidive. Il l'a donc condamné à une peine de 11 mois, moins la détention préventive, pour un total de six mois et demi. Durand Simard devra aussi se soumettre à une probation avec un suivi pendant un an.